MAGAZINE DE L'INFORMATIQUE ; AE

LR.

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% Le.

D) ordinateurs familiaux direct os questions, nos réponses

vie pratique pire budget

1

COUVERTURE

Les ordinateurs, de poche ou non, sont un peu comme des « auberges espagnoles » : on y trouve ce que l'on y apporte. S'ils fournissent une aide puissante pour les calculs en tout genre, ils ont bien d'autres utilisations. On peut, par exemple, programmer des jeux l'imagination se donne libre cours. C'est au talent de Gilbert Macé

que l'on doit l'illustration graphique

de cette idée.

5 ÉDITORIAL

11 A VOS CLAVIERS

15 MAGAZINE

20

CES FAMEUX

NOMBRES PREMIERS

Nous ne sommes pas les premiers ni les derniers à nous pencher sur ces nombres à part. Comment aller de plus en plus loin dans leur recherche ? {Application sur PC-1211.)

23

ON EFFACE TOUT

ET ON RECOMMENCE

Une course-poursuite derrièrè les lettres de l'alphabet. Le but du jeu est d'effacer tout ce qui se trouve sur l'écran d'un PB-100, FX-702 ou 802 P.

24

AVANT DE PROGRAMMER Comment avoir, d'un seul coup d'œil, une vision globale d'un programme ? Mais avec un organigramme, bien sûr. Un bon organigramme est beaucoup plus facile à concevoir qu'on ne le pense trop souvent.

28

CONFIEZ-VOUS A UNE HP-41C Un programme qui ne restera ni sourd ni muet aux petits secrets que vous lui livrerez.

30

NOUVEAU : LE FX-802 P

Le dernier-né des ordinateurs Casio est un poquette programmable en Basic ; il est doté d'une imprimante thermique incorporée.

La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, aux termes des alinéss 2 et 3 de l'An. 41, d'une pert que « les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copista at non destinées à une utilisation collectiva », et, d'autre part, que lez analyses et les courtes citations dans un but d'exemples et d'ilustra- tions, «toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consente- ment de l'auteur ou de s#s ayants-droit ou ayants-cause st illicits» (alinéa 1* de À l'Art. 40). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée pat les An, 425 et suivants du Code Pénal.

18 - NOVEMBRE 83

16 F novembre 83

RÉDACTION-RÉALISATION

Directeur de la rédaction : Bernard Savonet Rédacteur en chef délégué : Jean Baptiste Comiti Rédaction : Anne-Sophie Dreyfus

Secrétaire de rédaction : Eliane Gueylard Assistante de rédaction : Maryse Gros Administration : Michelle Aubry

Ont participé à ce numéro : Olivier Arbey, Michel Arditt, Yves Bertrand, Frédéric Blondiau, Lau- rent Boigey, Christian Boyer, Gilles Bransbourg, Patrick Corcuff, Jean Cuenat, Jacques Decon- chat, Rémi Ducros, Bernard Elman, François Fayard, Georges Gagnaire, Jean-Luc Goudet, Jean-Claude Guérout, Pedro Inigo Yanez, Michel Kelton, Jean-Christophe Krust, Xavier de La Tul- laye, Pierre Ladislaäs Gedo, Jean-Charles Lemas- son, Sylvain Manceau, Hervé-Louis Moritz, Yvon Pérès, Elie Ranchoux, Marc Rivet, Lucien Stre- bler.

llustration : Christine Kalafate, Gilbert Macé, Alain Mangin, Alain Mirial, Alain Prigent, Nicolas Spinga.

ÉDITION-PUBLICITÉ-PROMOTION

Éditeur : Jean-Pierre Nizard

Assistante d'édition : Maryse Marti

Chef de publicité : Sophie Marnez

Rédaction, vente-publicité : 39 rue de la Grange aux Belles, 75484 PARIS CEDEX 10. Téléphone : (1} 238 66 10

Télex : LORDI 215 105 F

Abonnement : voir page 60 Ordinateur de Poche

est une publication du groupe Este

Directeur de la publication : Jean-Luc Verhoye.

32

DEFAITES-VOUS DE

VOS VIEUX TABLEAUX !

Pour récupérer de la place dans la mémoire vive de votre PC-1251, effacez les tableaux de variables et les utilitaires qui ne vous servent plus.

35

VOUS ÊTES PLAISANCIER ? Le vent fait dériver les bateaux sur les eaux qui, elles aussi, peuvent être soumises à des courants. Comment, dans ces conditions, savoir exactement l’on va ?

38

LA LEÇON D’ANATOMIE Reportage photographique à l'intérieur d’un PC-1500.

42

MISEZ PTIT : OPTIMISEZ HP-41 C : un nouveau défi pour les jongleurs de la pile opérationnelle.

43

NOUVEAU : LA PC-200 DE TI Jetons un coup d'œil sur la nouvelle imprimante de la TI-66. Un périphérique joli, petit, et entièrement autonome.

46

DESSINER LA DIFFERENCE

La résolution graphique d'une équation différentielle débouche parfois sur des tracés qui ne manquent pas de galbe (application sur PC-1500 et CE-150).

49

UN CHAMP DE COURSE

A DOMICILE

Prenez vos aises dans un fauteuil, devant l'écran d'un ZX 81. À vos marques. Prêts ? Partez ! Vos poulains seront-ils à l'arrivée ?

50

LE LABYRINTHE DE LA TI-57 Un appartement de cent pièces et tout un réseau de couloirs enchevêtrés

lon ne se déplace pas vraiment en toute liberté.

52

AH ! SI VOUS AVIEZ SU...

Pour en savoir plus sur les machines que vous ne connaissez pas à fond. Ce mois-ci : PB-100, PC-1211, FX-702 P et PC-1500.

54

LE POT COMMUN

Différents programmes pour PB-100, FX-802 P, TI-57 LCD, FX-602 et 702 P, PC-1211, 1245 et 1251.

Ce numéro contient en encart des bulletins d'abonnement paginés 60 et 61.

Notre publication contrôle les publicités commer- ciales avant msertion pour qu'elles soient parfaite- ment layales. Elle suit les recommandations du Bureau de Vérification de la Publicité. Si, malgré css précautions, vous aviez ung remarque à faire, vous nous rendriez service en écrivant au BVP, BP 4508, 75382 PARIS CEDEX 08.

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 3

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Prix TTC jusqu'au 15.11.83. Sauf erreur ou modifica- tions tardives.

CHEZ DURIEZ :

e"Après-sente, garantic un an: le 1 mois, échange: ensuilé prêt Sous caution

+ Duriez est ouvert de 9 h 30 à 19 h.. du Mardi au Samedi. 132, Bd Saint- Germain, 6, M7 Odéon.

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TEXAS I. 11 99

Ordin. familial T19 4A ... 1750 direct. compatible avec prise Péritel Double cable de liaison

magneto cassette . . ste 119

Paire de manettes de jeu... 255

Synthétiseur de parole ..... 680 PERIPHERIQUES

Boîtier extension . ........ 990 Extension mev (RAM) 32K 990 Interface RS232/parallèls 1130 Imprimante Seiko GP 100A

Meet .-..2.295 Cordon pour imprimante GP 100A PR US : 306 Carte contréleur de disquette de gain 1490 Unité intégrée de disqueite 2080 Unité externe de disquatte 4.400

CartePcode........ 2.200 LOGICIELS EDUCATIFS MODULES Biginning grammer 249 Magie des nombres int: 51228 Echecs. NES ... 469 Earlyreoding ........... 365 Music maker ... 365 Météor multiplication . 285 Démolition division . . 285 Alien oddition : -... 285 Dragon mix .. 246 ex 288 Alligator mix .. 285 CASSETTES Le Basic par soi-même . 98

Le Basic étendu por soi-mème 98

LOGICIELS D'ORGANISATION

PERSONNELLE

MODULES Gestion de Fichiers 590 Gestion de rapports .. 590

DISQUETTES

Fichier d'adresses 695

CASSETTE Conseil financier... 98

LOGICIELS DE JEUX

MODULES À Chisholm trail | 365 Parsec .. s 365 Alpiner 365 Jeux Video! .. 223 Chasse au Wumpus ... 285 Football . 285 Jeux Vidéo 2 ; 223 A maze ing .. ....... 285 Attack AN 285 Blasto combat de chars : 285 Black Jack Poker .. 543.288 Hustle jeu de poursuite 285

Banc d'essai Duriez

des 20 micro-

Ordinateurs de pointe

Zero Zap 285 Hong man jeu du pendu 285 Connect 4 jeu du morpion 285 Yohtzee jeu de yam ... 285 Tombstone ciry Far West du

XX{* siècle Û . 285 (Invaders... 249

Car Wars course de voitures 365 Munchman jeu du glouton . .. 365

Othelto s$ ÿ - 365 CASSETTE

Oldies but Goodies | .. 98

Oldies but Goodies 11 .... .. 98

SERIE ADVENTURE MODULE + CASSETTE

Pirate Adventure ... 365 CASSETTE Adventureland .. 269 Mission impossible 269 Voodoo castle .... . 269 The count... 269 Strange Odyssey ... 269 Mustery fun house - 269 Pyramid of doos . 269 Ghosttown ... -. 269 Sovage island let 1}... 269 Golden voyage 56 - 269 AUTRES LOGICIELS MODULE Speech Editor .... 287 Statistics 590

THOMSON TO.7

MATERIELS Unité centrale ..,.,,... 3250 lecteur enregistreur ....... 690 Extension 16K ... -. 980 Contrôleur COM ë -. 980 Son et jeux 580 Contrôleur + lecteur disqu 4.500 Lecteur disquette . . -.. 3.200 Memo Basic ..... 690 Imprimante thermique . ... 1900 Imprimante impact ...... 2500

Cordon imprimante Thermique

Corden imprimante impoct . 350

LOGICIELS Atomium certouche 308 Echo cartouche 232 Survivor carlouche 308 Logicod cartouche 280 Gémini cartouche 232 Crypto cartouche 280 Motus cortouche 280 Tridi cartouche 232 Trap cartouche 356 Pictor cartouche 470 Mélodia cartouche 470 Sauterelle cassette 118 Basic Vol. i cassete 165 Comp. et Mult cassette 90 Syst. met cassette 137

Carré magique cassette 185

24 pages. Envoi contre 3 tim- bres. Utilisez dessous {gratuit au magasin).

le Bon ci-

MODULES Mémoire quadruple -. 745 X Fonctions .... -.. 745 Mémoire Tampons 745 Temps " ... 745 Graphique . 745 Ordinateur HP75C

HP75C .. 4 8.250 Module mémoire 8K 1.880 Module Mathl ...... 419 Moduls Math li... 4... 419 Module Malh lil .. .. 419 Module Stat .... .. 419 Module électronic - 419 Module Finance 419 Moduls Test Stat... .. 419 Module Gamei.......... 419 Module Game Il

30 cartes magnétiques ..... 299

PERIPHERIQUE HP IL

Module HP IL ..... 1090 Cassette digital ........, 3950 Imprimante thermique tL .. 3950 Interface moniteur . ...... 2080 Interfoce TV. ... 2.990 Mini cassettes (10) É 1138

ORIC-1 Version 48Ko avec Péritel . 2180 Moagneto .... -. 385 COMMODORE VIC 20

Vic 20 micro ordinateur 3,5 K avec NB {UHF) 4 ... 1590 Vic 20 Sacom -. 2270

400 micro-prix-charter en direct chez Duriez

Extended Basic . 9590 Terminal Emulator Il... 590 Editor/assembler 1.095 Mini mémoire 950 DISQUETTE

Mathématiques 365 Structural engineering 365 Aide à la programmation 1| 249 Aide à la programmation |!| . 249 Pascal UCSD compiler 1.132

UCSD System Assembler/Linker : 870 UCSD Syrens Editor/Files/Utilities 695

CASSETTE Aide à la programmation | 98 Jeu d'Entreprise 98 DOCUMENTATION Manuel Assembleur 245 SINCLAIR ZX 81

ZX81 .. 580 Mémoire 16.K 360 Imprimante 690

Uhorloge cassette 90 Encadrement cassette 90 Carotte cassette 166 Diététique cassette 175 Allemand vol. | cassette 185

Budgetfamilial cassette 380 Carnet d'adresse cassette 380

HEWLETT PACKARD

CALCULATRICES HPAOC nt ma 625 HPIIC . 835 HP 12C .. sn ae URSS HP 15C Lee dns TIS HP 16C 2 1115 HP A4IC 1765 HP 41CV aa es yrraiee 2420 Lecteur de carte . . 1560 Lecteur optique . ........ 1150 Imprimante 82143 ...... 3085 Accus rechargeables ...... 390 Chargeur ..... é .. 155 40 cortes magnétiques . . 239

Papier thermique (6 bobines}. 95

Je commande à Duriez

O1 Catalogue

Duriez ‘‘Micros'’ {essais comparatifs des 20 micro- ordinateurs les plus vendus chez Duriez) contre 3 timbres a2F.

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Si changement de prix, je } serai avisé avant expédition.

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y compris Port el Emballage 40 F

CD Je paierai à réception (Contre Remboursement) moyennant un supplément de 30 F + 40 F Porl et enballage.

J'aurai le droit, si non satis- fait, de renvoyer sous 8 jours lk(s) appareil(s) modules, Cassettes ou ouvrages Duriez, qui me remboursera l somme ci-dessus, (sauf suppl. 30 F du C. Rb}, port et emballage.

# Duriez, 132, Bd St-Germain, w 75006 Paris.

Mes Nom, Prénoms, Adresse (N°, Rue, Code, Ville) :

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Nov, 83

PERIPHERIQUES

Vic 1539 lecteur enregistreur de cassette 370 Vic 1541 unité de mono disquette 170K 3200 GP 100 VC imprimante 80 col 30 cps 2420 Cordon Péritel .......... 165

EXTENSIONS

Vic 1020 coffret extensions 1.350 Vic 1210 cartouche extension 16K

: 665 Vic 1110 cartouche extension 8K

395 Vic 1011 Aterminel RS232C 320 Vic 1311 manche à baloi ... 130 Vic 1312 manette de commande {paddte} 177

AIDE A LA PROGRAMMATION Vic 12F1M cartouche

super extender 42 PROGRAMMES EDUCATIFS EF SCIENTIFIQUES Autoformation au Basic {cassette] ; . 415 Bibliothèque MATH STAI (disquette] 533 Vic GRAF cartouche) . 379 Vic STAI (cartouche) . 37379 Vic FORTH {cartouche} . . 581 Vic RELAY (cortouche} 462

Vic 3302 Simplicalc {cossette) 420 Vic 3301 Simplicalc Idisquere) 490

Vie Stock {cassette] : . 420 Vic Stock (disquette) . - 490 Vic 3306 Vic writer (cossette} 490 Vic 3305 Vic writer ésasene).

Vie 3304 Vic File (disquette) 490

PROGRAMMES RECREATIFS Vic 1901 Avengers (cart). ...213 Vic 1902 Star Boitle {cart} .. 213 Vic 1904 Super slot {cart} 213

Vic 1906 Alien (cartouche) .. 213 Vie 1907 Jupiter Lander {cart} 213 Vic 1908 Poker (cart) ...... 213 Vic 1909 Road race {cart}... 213 Vic 1919 Sargon 2 Chess . .. 266 Vic 1910 Rat race (cart) 213 Vic 1914 Adventureland {cart} 270 Vic 1515 Pirote cove {cart} .. 270 Vic 1916 Miss. imposs. [cort . 270 Vic 1917 The count (cart) ... 270 Vic 1918 Voodoo castle [car] 270 Vic 1912 Mole attok {cort] 213 Vic 3501 Quizmoster (cart). . 190

COMMODORE 64

Commodore 64 PAL 2790 Interface SECAM 850

Lecteur enregistreur de cassette = VIC1530 .. :

Unité de mono disquette 170k

= VICI1541...,... 3160 GP 100 VC imprimante 80 col 30 cps .... G 2420 TOOL 64 Utilitaire (disquette) 640 FORTH 64 {cartouche} . .... 690 CALCRESULT (disquette) .. 2.312 STAT 64 (disquette) -... 490 SANYO PHC 25 PHC25 ... sat 1,790 Cordon Peritel .... -... 108 Cordon magneto .......... 65 Cordon Imprimente ....... 280 ATARI 800 Atari 800 48 Ko ........ 5.950 Lecteur de cassettes .... 840 Lecteur de disquettes 4.800 LOGICIEL CARTOUCHE Star Raiders ...... . 440 Missile command ........ 390 30 TicTacToe......... 390 Centipède .... :...... 440 Pacmon anis sets 440 CASSETTES Répertoire d'adresse ...... 239 Black Jack . : $ 189 Graphes .... ... 239 Ministre de l'énergie ...... 189 Centrale Nucléaire. ....... 239 Limonaode . hr tT - 189 Editeur de son ........... 239 Généroteur de coractères . .. 239 Descente à ski : 239 DISQUETTES Cavern of Mars .....,.... 390 Limonade .... rat T0 Atlas . :... 239 Questions et réponses. rire 239 Culture physique . -.. 239 Gestion de données . 239 Graphesti........., 239 Agenda électronique . .. 239 Recettes et dépenses familiales ne TS -.. 239 Budget famitiol .......... 239 Editeur de sons ; 239 Catalogue et disquettes .... 140 Générateur de caractères . .. 239 Générateur d'effets sonores . 239 Descente à Ski soso 239 Attaque Lens 07299 SHARP POV Een sans 745 Imprimante CE 122....... 850 PC E500:::%5: .. 1750 imprimante CE 150... 1770 PC 1500 + CE150...... 3400 Extension 8K CE 155...... 450 Extension 16KCE 161.... 1700 Extension 8K protégeabie CE 159 Re re UT +100 Interface RS232C parallèle 1890 Cable imprimante ........ 580 Clavier sensitif ......... 1.240 PONS on mens 1.390 Imprimante CE 125 --... 1.590 PC 1251 +CE 125....... 2900 PC 1245 +CE 125....... 2500 CASIO Fx702P .. É 1.050 Interfoce magneto FA 2 : 260 imprimante FP 10......... 560 Ex 02 Pat cesser 1580 PBTOQ aie dos ns ve 645 Interface magneto FA 3 .... 245 Imprimante FP 12.... .. 635

E

RS

18- NOVEMBRE 83

Des jouets ? C’est vite dit...

ans une dizaine d'années, quand on retracera l'historique de

l'informatique individuelle, on constatera sans doute une impor- tante mutation qui se produit actuellement sous nos veux. Cette transformation est progressive ; aussi passe-t-elle en grande partie ina- perçue. Ce n'est qu'après coup que l’on en mesurera l'ampleur.

L'informatique de poche n'est pas, comme on pourrait être tenté de le croire, un petit secteur à part, une sorte d’appendice, un domaine qui serait réservé aux seuls amateurs de modèles réduits ou de miniatures.

On aurait tort de penser, par exemple, que cette informatique-là est une activité comparable à celle qui consiste à jouer au train électrique, ou à faire voler des maquettes d’avions à échelle réduite.

À cela, il y à au moins deux raisons. La première est que les ordi- nateurs de poche ne sont en rien des jouets, même s'ils offrent sou- vent l’occasion de se livrer à une « informatique amusante ». Utile ou divertissante, pratriquée par curiosité ou pour des motifs plus « sérieux », dans tous les cas c’est bien d'informatique qu'il s’agit. Et cette informatique à la portée financière de tous, à la disposition de chacun, est au service des individus qui en disposent comme ils l'entendent.

La seconde raison est d'ordre technique. Pour perfectionner sans cesse les machines qu'ils proposaient en leur conservant des dimen- sions très petites, les constructeurs d'ordinateurs de poche ont été conduits à développer des solutions originales qui n'étaient pas desti- nées au départ à des matériels de table.

Il fallait en effet que ces machines, d’un encombrement aussi réduit que possible, aient une alimentation autonome : elles échappaient, par la même occcasion, aux micro-coupures du secteur. Elles devaient aussi pouvoir conserver programmes et données, d'où le développement des cartes magnétiques, puis des mémoires conti- nues. Il fallait enfin qu'elles soient dotées de dispositifs d’affichage aussi peu encombrants que possible. À tout cela s’ajoutait une con- trainte supplémentaire : une très faible consommation électrique de chaque composant, seul moyen d'obtenir une autonomie raisonnable- ment longue.

Ces caractéristiques sont tellement intéressantes qu’elles font école dès maintenant sur des ordinateurs plus importants. Pour l'instant, on appelle ces derniers des « portables », mais on peut prévoir que ces portables et ceux qui viendront ensuite seront, à terme, des concurrents sérieux pour les ordinateurs de table.

L'informatique de poche n’est donc pas à la traîne, bien au con- traire : elle sert de modèle pour les machines à venir.

C1 Jean Baptiste Comiti

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE5

Le guide des nouvelles Solutions inform

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Qui n’a jamais regretté de ne pas avoir sous la main le tournevis ou la pince pour faire tel ou tel bricolage?

Les ordinateurs par leur aspect uni- versel sont comme les boîtes à outils : on y trouve ce que l’on y met.

Cette collection Mega O Poche n’a pas la prétention de livrer le secret des grandes applications informatiques, mais bien de mettre à la disposition des utilisateurs des petits programmes tout prêts qui leur permettront de résoudre de nombreux problèmes de la vie quo- tidienne.

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matériels

La découverte du PB-100

La Pierrick Moigneau

Ce ivre dévoite progressivernent toutes les facettes de l'ordinateur de poche Casio PB-100 et du Basic à l'aide de nombreux exemples d'application, per- mettant ainsi aux novices d'entrer en douceur dans le monde de l'informatique, Série verte - Format: 14,5 x 21

168 pages - 82,00 FF

La découverte du PC-1500

par Jean-Pierre Richard

Un ouvrage pour les néophytes curieux qui veulent en savoir plus Sur leur ordina- teur de poche PC-1500 (ou TRS-80 PC-2) | Quelles instructions et commandes ermn- plaie-t-il ? Quels types de variables utilise- t41? Comment la mémoire est-elte struc- turée? Toutes ces questions et bien d’autres trouvent leur réponse dans ce premier tome de ‘‘La découverte du PC- 1500”. Un manuel riche de tous ies élé- ments nécessaires à la programmation en Basic, largement complété d'exer- cices, d'exemples d'application et. d'un index.

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208 pages - 92,00 FF

La découverte du PC-1211

par Jean-Pierre Richard

Au fil des chapitres, cet ouvrage fera

découvrir au non initié instructions et

commandes, variables et mémoires.

fonctions périphériques. Enrichi d'exer-

cices d'applications et d'un index, ce

manuel fournit à l'utilisateur tous les

éléments de base nécessaires à la pro- rammation en langage Basic du PC-1211

qu TRS-pocket}.

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152 pages - 82,00 FF

La découverte de la TI-57

par Xavier de la Tullaye

S'adressant aux débutants, cet ouvrage les conduira, dans un langage clair. de l'élémentaire 2 + 2 à des programmes perfectionnés. Après une étude fonction- nelle de la calculette, la programmation est expliquée progressivement. de la conception à la réalisation en s'appuyant sur de nombreux exemples.

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144 pages - 72,00 FF

La découverte du FX-702 P

par Jean-Pierre Richard

Instructions et cornmandes, variables et mémoires, fonctions périphériques, cet Ouvrage fournit aux débutants tous les éléments de base nécessaires à la pro- grammation en langages Basic de la Casio FX 702 P. Il est complété de nom- breux exemples et exercices d'appli- cation.

Série verte - Format : 14,5 x 21

216 pages - 92,00 FF

|

561251

aocanearton Et BASE

La découverte du PC-1251

par Jean-Pierre Richard

Comment aborder la programmation du Sharp PC-1251? C'est ce que décou- vriront les utilisateurs du PC-1251. Citons parmi les principaux thèmes traités : instructions et commandes, variables et mémoires, sous-programmes et traitement de chaînes, gestion des périphériques. Quelques exercices d'ap- plication et un index mennent compléter ce manuel qui fournira à l'utilisateur tous les éléments de base indispensables à la programmation en langage Basic

Série verte - 224 pages - 92,00 FF

ET POUR

programmes

Récréations pour Tt-57 - Tome 1

par Jacques Deconchat

Un recueil de quarante-cinq programmes de Jeux très divers adagtés pour | ordi- nateur de poche Ti-57 Ua exemple d'exécution est fourni avec chaque pro- gramme permettant de véntier son bon fonctionnement et de rmeux percevoir les différentes techniques d'affichage utilisées

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168 pages - 82,00 FF

Récréations pour Ti-57 - Tome 2 par Jacques Deconchat

45 nouvelles idées de jeux pour votre TI:67. Cependant des indications sur l'adaptation à d'autres machines sont fournies en annexe

Série bleue - Format : 17 x 25

176 pages - 82,00 FF

Cotlèges - Poquettes et Maths

par Jacques Deconchat

Ce livre destiné aux élèves des classes de collège et à tous ceux qui cherchent à Mieux Saisir les techruques de pro-

grammation des calculatrices program- mables, prapose 35 programmes d'arith- métique, d'aigèbre et de géométrie. Série verte - Forrnat : 17 x 25

200 pages - 92,00 FF

Variations pour PC-1211

par Jean-François Sehan

Un recueil de programmes exploitant au maximum les possibilités de l'ordinateur de poche PC-1211 {ou TRS-80 pocket). 20 variations sont proposées, du jeu des moulons aux histogrammes en passant par la gestion de fichier et les coniu- gaisons

Série bleue - Format : 17 x 25

136 pages - 82,00 FF

Suites pour PG 1500

par Jean-François Sehan

Destiné aux possesseurs de Sharp PC- 1500 et de PC-2 Tandy. cet ouvrage aborde, par l'exemple. la programmation de ces ‘’micros-poches”.

Alors, surla base de ces 20 programmes, partez tout chuss sur les pistes ennei- gées, transtormez votre ‘poquette en piano, éditez les factures de vos clients et... inventez-en d'autres !.

Série bleue - Format : 17 x 25 160 pages - 82,00 FF

OTR

SINCLAIR

Le petit livre du Spectrum

par Trevor Toms

Destiné aux uttisateurs du ZX Spectrum ce livre présente douze applications ludiques exploitant au maximum les possibilités de graphismes. de sans et de couleurs du dernier de chez Sin- clair. Les lecteurs apprécieront tout particulièrement un chapitre clair et complet sur l'utilisation des codes macfunes. ainsi que Celui concernant l'emploi de ta ROM pour ses propres programmes.

Format 14,5 *x 21

160 pages - 82,00 FF

Clefs pour le ZX81 et le Timex 1000 par Jean-François Sehan

Comment gagner du temps. Sans en perdre à glaner de ci de tous les

ee

renseignements techniques dont vous avez Desoin pour oien utiliser votre Sinclar. Les ‘‘Ciefs” © est: - la liste des insteuchons Basic commentées - les mnémoniques de l'assembleur Z 80 et leurs codes objets - tes points entrée de ia ROM Basic - des exphcations Sur les variables système Et cest egale- ment: - les caractéristiques des prinei- pales extensions - une liste d'astuces pour mieux utiliser i écran, les cassettes et les programmes en tangage macnine. Format 14,5 x 21

96 pages - 82,00 FF

102 programmes pour ZX Sinclair et Timex

Sinclar ZX 81 et ZX Spectrum-Timex 1000, 1500 et 2000

par Jacques Deconchat

Apprendre en se distrayant, tel est objectif de ce livre. Au fil de ces 102 programmes de Jeux il vous guidera dans l'exploration du Basic Sinclair. Les programmes sont classés par niveaux, chaque niveau faisant appel à de nou- velles connaissances. Des instructions correspondant à chaque niveau sont presentées et commentées avec des remarques concernant les points Spéct- tiques du ZX8{ et du ZX Spectrum. Tous les jeux sont décrits, et les programmes abondamment commentés : un exemple d'exécution est fourn pour chaque version {2X81 et ZX Spectrum). Ecrits pour le ZX81 dans sa version de base {1 K octet). pour le ZX Spectrum et pour les Fimex 1009, 1500 et 2000

Série verte - Format 17 x 25

240 pages - 102,00 FF

RIS CEDEX 10

EUR DE POCHE

Grange aux Belles

A$:Y$(G)="7F"+ X$CBD+RIGHTS Y$(2), 16)

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SA8:F=POINT D:F:<E- INT <E/16)*%16: E=IiNT <CE/16)

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ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 11 4%

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À vos claviers

L'ORDINATEUR DE POCHE 39 rue de la Grange aux Belles 75484 PARIS CEDEX 10

Mémoire continue et TI-57

Bien que je n'aie que quinze ans, cela fait long- temps que je lis /’Op. Je trouve cette revue très variée avec pas mal de programmes pour ma calculatrice (j'ai une 71-57). Pourriez-vous me dire s'il est possible de modifier ma TI pour la munir d'une mémoire continue, mis à part le programme d'extinction des feux (/’Op 4, page 16) et l'achat d'une TI-57 LCD ?

Si oui, comment faire (je n'attache pas d'importance à l'esthétique) ?

Amicalement.

Michel Rudolf 57 Semécourt

M La modification à laquelle vous songez n'est pas à la portée d'un particulier, même excellent bricoleur. En fait, il n'y a pratiquement qu'une seule solution pour obtenir que votre TI-57 ait la mémoire longue, c'est de lui mettre un fil à la patte, autre- ment dit de la laisser bran- cher en permanence sur le secteur.

Un cas de réapparition sur le PC-1251

Sur mon PC-1251, j'ai eu l'occasion de constater, par hasard, une chose bizarre concernant certains afficha- ges. Voilà ce dont il s’agit. Entrez le programme sui- vant :

1: PRINT “PREMIERE LIGNE” 2 : PRINT “DEUXIEME LIGNE” 3: FOR | = 1 TO 50

4: NEXT I 5 : GOTO 1

Lancez le programme avec RUN ENTER; l'ordinateur

affiche « PREMIÈRE LIGNE ». Faites alors BRK, puis, au lieu de demander CONT ENTER, faites simplement ENTER : la deuxième ligne est exécutée, mais la touche BRK est devenue inopérante.

18 - NOVEMBRE 83

La touche ENTER, en revan- che, continue à fonctionner : elle conduit à la boucle des lignes 3 et 4,

Si, pendant cette boucle, vous pressez sur BRK, vous ferez réapparaître le dernier affichage. À ce stade, la tou- che ENTER et ia touche BRK sont toutes les deux inopé- rantes. La seule solution est CONT ENTER. Surprenant, non ?

Amicalement.

Jean-Marie Chassin 42 Saint-Martin d'Estreaux

M Où, cela est surprenant. Le PC-1251 de la rédaction se comporte exactement comme le vôtre. H y a peut- être quelque chose à creuser dans cette direction : avis aux amateurs.

Il court, il court le petit bonhomme

Uniquement destiné à illus- trer (c'est le mot juste} les précieuses possibilités gra- phiques de l'écran du PC- 1500, ce petit programme {810 octets sans la première ligne REM) vous donnera peut-être le goût du dessin animé ?

Un lecteur suisse

M Le cachet de la poste en fait foi ! Mais lui seul, mat- heureusement : il est bien difficile de connaître ses lec- teurs quand üs oublient d'indiquer leurs coordon- nées. Bis repetita…

la:

20:

34:

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94:

99: 124:

195:

118:

"A"CLEAR : DIN 2$C52*#12, Y$(5) X28, X$(20)K19: 2$(2)=-"A0809207 FA898":2$(13=" DA99663F 1808 2$(2)-"9044221 F3408":2$(3)=" DG24221F1224": e$(4)="9914221 F2449 2$(5)='"2080163 F6408'";:YS$(D)=" ?F08080908007F A88E08/1204000 Y$(1)="?F5800808 2489a/7F280E083 AG2QBGG":W$="2 1234567899BCDE F':PAUSE "BONJ OUR

INPUT FUOTRE P RENOM, SUP",A $: CURSOR 15: WAIT B:PRINT UN INSTANT WAIT @

FOR B=I1TG LEN A$:FOR D=(B-i) *X6T0 D+5:GOSUB SAQ:NEXT D: NEXT B:CLS J=!S5-LEN A$X6 —34:FOR D=ATO J:GCURSOR D: GPRINT j27: NEXT D

FOR B=1TQ LEN

AS: Y$(B)="2F'"+ X$SCBD+RIGHTS Y$(9), 16)

128: Y$SCi)2="7F'4XS$C BD+RIGHTS CY$< 1, 16)

138: FOR C=1557TQ (B —1)XG6G+JSTEP -1

148:1=9:IF C-INT < C/2)X2LET I1=1

159: GCURSOR C: GPRINT Y$(i): NEXT C:H=C+14

168: GCURSOR C+7: GPRINT "98661F 660999

128:FOR C=9T0 6: GCURSOR H-14: GPRINT POINT H-14)-2nC

188: GCURSOR H-8: GPRINT POINT H—8)-2NC:NEXT

198: FOR C=H-7T0 15 9:G=<C-INT (C/6 )X6: GCURSOR C: GPRINT Z$(G): NEXT C:NEXT B: WAIÏT :PRINT : END

589:EF=POINT D:F=<E- INT CE/16)%X16: E=INT CE/16)

518: X$CB)D=<X$CB)+ MID$ CW$,E+4,1 D4+MIDS$ CW$, F+1 5 1)2RETURN

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 11 we

C'est bien curieux...

M Quand on ne se conforme pas au mode d'emploi d'un ordinateur, on s'expose à des surprises. Plusieurs de nos lecteurs nous ont écrit pour nous communiquer ce qu'ils ont observé sur leur machine après l'avoir fait un peu dérailler. Nous vous livrons ces quelques observations bizarres.

Pour le moment, elles ont surtout le mérite de nous laisser perplexes. Mais on ne sait jamais, peut-être vous permettront-elles de faire quelques trouvailles.

Utilisant depuis peu un PC- 1251, j'ai remarqué une ins- truction que je ne connais- sais pas: DEG. J'ai donc tapé NEW puis ensuite cette ligne :

10:E = DEG (A, B)

et quand j'ai tapé RUN, le poquette a affiché ERROR 9 IN 990. 1 y a quelque chose d'anormal dans cette ligne 990. J'ai constaté également qu'en appuyant sur la touche « flèche en haut », il y avait d’autres lignes anormales en mémoire. Quant à ma ligne 10, elle avait disparu. Faites l'essai, vous verrez.

Philippe Gillon 44 Rezé

Sur ma FX-602 P, j'ai découvert un phénomène curieux. En zone PO, on ins-

L 253, rue Lecourbe, 75015 Paris

A vos claviers

crit un programme tel que : LBLO ‘‘1234567890123456- 789" 1 + 3 x 5 = HLT

puis on lance le programme pour l'arrêter aussitôt (tou- che HLT) dans la zone alpha- numérique, c'est-à-dire lors- que l'indicateur alpha cli- gnote en haut de l’écran. On efface alors (AC), puis on appuie sur GOTO 0. L'affi- chage obtenu est en partie rempli de signes étranges.

Pierre-Henri Pin : 04 Manosque

Voici une particularité que j'ai remarquée sur le PC- 1211. Tapez un ordre suivi de n'importe quoi; par exem- ple : NEW RADIAN $ ? REM puis pressez sur ENTER. Résultat, un message d'erreur 1. Appuyez main- tenant sur : le curseur cli- gnote sur le R de RADIAN, ce qui est normal. Tapez n'importe quel caractère et

| es PLUS

ES dans ce

RADIAN disparaît, remplacé par ce caractère (cela aussi, c'est normal).

Il en va autrement avec l'ordre MEM. Tapez donc MEM puis des caractères et pressez sur ENTER : l'ordre MEM est exécuté, mais ce n'est pas tout. Si l’on appuie maintenant sur €, on s'aper- çoit que le curseur clignote sur le dernier caractère. Et si

l'on essaie alors de taper un caractère, contrairement au premier exemple (NEW RADIAN, etc.}), ce n'est pas le caractère sur lequel le cur- seur est placé qui disparaît, mais bel et bien toute la ligne !

Laurent Amsel 93 Blanc Mesnil

Sur votre HP-41, tapez SF 25, puis SHIFT CATALOG 1, 2 ou 3. Après que quelques

la console

CONSENTIS

AUX MEMBRES DU CLUB

fonctions aient défilé à l'écran, faites R/S puis XEQ SST (et non pas SST seul).

Maintenant, la HP va déli- rer. En pressant continuelle- ment sur SHIFT, le signe « C » apparaît suivi du nom de la fonction. Plus fort encore : une seconde pres- sion prolongée sur SHIFT fait apparaître le message « NON ».

Une fois encore SHIFT, et l'afficheur se vide. Si l'on relâche cette touche en pres- sant conjointement sur *, nous obtenons un « Memory Lost » !

Cette bonne vieille HP nous surprendra donc tou- jours...

Hervé Le Du 22 St Brieuc

Que se passe-t-il avec les variables alphanumériques ? Est-ce que mon PC-1211 serait détraqué ? En effet, ses variables alphanuméri- ques ne sont censées conte- nir que sept caractères ; or, regardez : en mode RESERVE, faites la séquence SHFT A IF ENTER, puis en mode RUN, A$ = « SHFT A SHFT A... SHFT A (sept fois SHFT A en tout}, et pressez sur ENTER. Passez en mode PRO et écrivez la ligne de programme 10 PRINT Af$. Mode RUN maintenant, pour lancer le programme qui affi- che nos sept IF. Jusqu'ici, rien de très étonnant.

Mais que contient la varia- ble A$? Dans A$, y a « LIHNEIHIF », soit 15 carac- tères. C'est beaucoup trop.

Thomas Fouché Paris 2e

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PAGE 12 - L'ORDINATEUR DE POCHE

18 - NOVEMBRE 83

Étrange, disais-je…

Voici un mois que j'utilise avec ma HP-41 C un lecteur- enregistreur de cassettes numériques et que j'ai ren- contré un problème très ennuyeux. Quand je travail- lais le soir, chaque fois que j'employais une fonction de ce lecteur très perfectionné, s'affichait le sinistre message « MEDM ERR » qui m'an- nonçait la perte de précieux fichiers. C'était pour moi totalement incompréhensi- ble.

Jusqu'au jour où... après avoir souvent changé de cas- sette, j'ai constaté que ce phénomène n'apparaissait qu'à la nuit tombée. Magie noire ? Mais non !

En fait, j'utilise une lampe de bureau couplée à un variateur électronique. Com- pris ? C'est ce dernier qui fait interférence avec mon lec- teur de cassettes et qui détruit mes données.

La morale de cette histoire est qu'avant de songer à rap- porter chez le vendeur un appareil qui paraît défec- tueux, il convient d'examiner toutes les éventualités : têtes de lecture encrassées, cas- settes défectueuses, câbles mal agencés et... interféren- ces électriques !

Martial Bornet 95 Champagne s/Oise

Les plus courts sont les meilleurs

Quelques mots à propos de la nouvelle rubrique pour HP-41 C (et les autres !}, « Misez p'tit, Op'timisez ! ». Je trouve cette idée excel- lente car elle permet au pro- grammeur de se livrer à de réelles acrobaties avec la pile opérationnelle de la HP.

Il n'est peut-être pas sim- ple, pour un non-initié, de comprendre un tel engoue- ment pour des gains aussi minimes qu'un simple octet

18 - NOVEMBRE 83

A vos claviers

de mémoire, ou un centième de seconde... Mais le vrai bénéfice de l'opération est sans doute à rechercher dans le plaisir personnel du pro- grammeur qui peut être fier d'avoir repoussé un peu plus loin encore les limites de la création (artistique ?} d’un programme informatique, si court soit-il,

Laurent Eÿymard O2 Saint-Quentin

M Nous ne vous contredi- rons certainement pas. Le courrier reçu au journal prouve bien le succès rencon- tré par « Misez P'tit ». Beau- coup de personnes aiment se livrer à cette gymnastique intellectuelle simple qu'est l'optimisation d'un pro- gramme.

F

1

D

Trop de zéros.

Le compteur pour PB-100 qu'avait donné Bruno Mack, dans /’Op 13, pour simuler la fonction WAIT du FX-702 peut aussi servir de décomp- teur. Le compteur proposé était :

10 FOR | = 1 TO 100 20 PRINT CSR O0: |; 30 FOR J = 1 TO 142:

NEXT J 40 NEXT I

Pour obtenir un décomp-

teur, j'ai remplacé la ligne 10

par :

10 FOR 1 =-100 TO 1. Seulement, il a un pro-

blème. Les nombres affichés

sont, dans l'ordre :

100, 990 {...), 110,

100, 900 (...), 100. Est-ce une « défaillance »

de mon PB-100 ?

Pascal Molinatti 51 Reims

M Le phénomène que vous exposez correspond en fait à un affichage trompeur ».

Index des annonceurs

La Console Duriez JCR Electronique

Librairie Informatique d'Aujourd'hui L'Ordinateur Individuel L'Ordinateur personnel PSI Diffusion

En effet, si vous introduisez les lignes : 10 PRINT « COUTURE » ; :

FOR J=1 TO 142 : NEXT J 20 PRINT CSR 0; « STA » vous voyez apparaître le mot STATURE. Autrement dit, les lettres STA ont remplacé les trois premières lettres du mot « COUTURE », sans en effacer les quatre dernières. D'où le résultat.

l'en va de même avec les nombres de la boucle que vous proposez. Le premier affiché est « 100 ». Puis 99 est imprimé à partir de la première position de lécran, grâce à CSR 0. 1! n'efface pas le nombre précédent (-— 100) et c'est pourquoi on voit apparaître « —990 », le zéro de trop étant un reste de l'affichage précédent.

Cet affichage trompeur est au « ; » qui suit le premier PRINT. Pour obtenir un affi- chage continu avec un résul- tat juste, vous pouvez vous reporter à la rubrique « Ah ! si vous aviez Su... » de ce numéro (page 52).

Et pour un exemple utili- sant cet affichage trompeur, H suffit d'aller à la page 23, toujours dans ce numéro.

Une interface attendue

Possédant le PC-1251, mais pas le combiné CE-125, je voudrais savoir s'il existe un moyen autre que le CE- 125 pour sauvegarder des programmes sur cassettes et pour les rappeler (CE-121, 122... je ne sais) ?

Jean-Michel Hazera 33 Saint-André-de-Cubzac

M Pour l'instant non. Et vous n'êtes pas seul à nous poser la question. Mais l'interface-cassette existe : nous l'avons vue. Elle est toute petite et fonctionne à la fois sur les PC-1245, 1251 et 1401. Sharp devrait la commercialiser en France avant le fin de l'année. Elle vaudra probablement moins de 200 FF ttc. Vous pouvez vous reporter à ce sujet à la page 16 du présent numéro.

L'ORDINATEUR DE POCHE-PAGE 13

A vos claviers

Et puis un jour...

Chacun à sa façon, chacun à son niveau, vous êtes des dizaines de milliers à avoir découvert l'informatique de poche. Ecrivez-nous, racontez-nous comment vous avez abordé ce domaine et en quoi votre expérience est originale. Vous nous aiderez à décrire les multiples facettes de l'informatique de poche.

Æ Combien de fois m'a-t-on décontenancé en me posant la question rituelle : « Mais, au juste, il vous sert à quoi votre petit ordinateur ? »

Bien sûr, j'ai ma réponse toute faite, je parle de calculs, de mise au point de program- mes plus importants pour une plus grosse machine et de tas d'autres trucs. Mais ce n'est pas toujours très convaincant et il m'arrive de me rendre compte, en voyant la moue de mon interlocuteur, que ma réponse le laisse un tantinet sceptique.

Le centre de Houston faisait partie _— de mon univers

Comment, en effet, expli- quer aux gens que cette mer- veille qui peut « tout » faire ne sert, en fait, qu'à être pro- grammée ? Moi-même, j'ai l'impression de tourner en rond, et pourtant. Mais revenons au commence- ment.

Pour les personnes de ma génération, marcher dans l'espace était simple, très sim- pie : nous l'avions vu faire de nos propres yeux en direct sur le petit écran. Le centre de calcut de Houston faisait par- tie de mon univers télévisuel quotidien : grandes bobines tournant à des vitesses folles, cartes perforées tombant d'un bruit sec, estimations toujours justes (enfin pres- que.…..). C'était le domaine du

sérieux, du grand, du scienti- fique, de l'utile !

Aujourd'hui, la plupart des jeux d'enfants sont des jeux de science-fiction. À l'époque, tout cela, c'était du rêve et j'ai rêvé dès huit ans en cons- truisant mon premier « ordi- nateur ». Des cartons, un moteur de Mécano, quelques interrupteurs, quelques ampoules électriques : voilà de quoi était faite mon unité centrale. Quant aux périphéri- ques, ils étaient composés en tout et pour tout d’une vieille Underwood au chariot blo- qué, quelques bandes de téléscripteur et, trésor des tré- sors, des cartes perforées, vieilles, mais d'origine IBM !

A quoi pouvait servir ce monstre plein de cadrans des- sinés au stylo-feutre ? Appa- remment à rien. ll était cepen- dant le support d'une rêverie, c'était une machine qui savait tout et faisait tout.

—Et pourquoi pas —- parler, —— téléphoner.

I! y a bien longtemps que je ne joue plus à ce genre de dinette informatique. Cela m'a passé depuis quinze ans avec l'achat d'un jouet de logique binaire mettant en œuvre des contacts électri- ques sur des réglettes mobi- les, le tout commandant $'il vous plaît l'éclairage de quatre ampoules. Ensuite, ce fut la merveille : une calcu-

PAGE 14 - L'ORDINATEUR DE POCHE

latrice non programmable, mais « scientifique ». Que d'heures passées sur cette petite machine à calculer tout et rien ! Et mon rêve ne me lâchait pas; je voulais un matériel qui pourrait jongler avec les chiffres aussi vite que ma calculatrice, mais aussi écrire et, pourquoi pas, par- ler, utiliser le téléphone pour communiquer au loin, stocker toute sa mémoire sur la sim- ple cassette de mon mägné- tophone et être transporté dans la mystérieuse mallette d'un agent secret.

—-Les ordinateurs-— ———— étaient

Et pourtant, si je me reporte seulement dix ans en arrière, le mot d'ordinateur n'évoquait presque rien Pour moi, ni jeu, ni applications sérieuses ou professionnelles. Les fiches de paie, la gestion de stock ou de fichiers étaient les cadets de mes soucis. Quant aux applications mathématiques, ma calcu- lette me suffisait.

Pour tout dire, je n'avais même jamais approché un véritable clavier informati- que ; ce n'était qu'un songe que l'actualité alimentait sans cesse.

Ces machines qui ne sup- portaient pas les écarts de température, qui posaient tant de problèmes aux gens tenaces qui s’obstinaient à les utiliser ne ressemblaient en rien à celles de mes rêves.

En grandissant, petit à petit, j'ai oublié tout cela. Et puis, un jour, ce fut la révéla- tion, mon rêve était devenu réalité: les ordinateurs étaient là. Dans les cafés, on en trouvait déguisés en jeu. D'autres me traquaient à coup de facturation automati- que, de fichiers phénomé- naux, peut-être même dange- reux pour mes anciens rêves. Attention, il fallait, il faut réa- gir: 1984, comme dirait George Orwell, c’est l'an pro- chain. Première chose : com- prendre, se renseigner sur ce qu'est un ordinateur, sur l'uti- lité de l'informatique.

Le revendeur que je vais consulter sur le sujet me répond, malheureusement, dans un jargon incompréhen- sible (rame, rome, interfaces, etc.). Je constate que pour aller plus loin sur cette pla-

nète, on doit, sinon subir des rites initiatiques, du moins apprendre la langue du pays.

La lecture de votre confrère L'Ordinateur Individuel et plu- sieurs heures passées seul devant un clavier « parlant » Basic m'ont beaucoup aidé. Mon retour chez le revendeur a été un peu plus glorieux : je ne saisissais pas, bien sûr, tout ce qu'il disait, mais au moins je pouvais faire bonne figure devant ce commerçant et repartir de chez lui après avoir acheté l'ordinateur de table dont je rêvais.

C'est chez moi que j'ai con- tinué à bégayer Basic et à entrevoir les possibilités de la machine. Alors, seulement, j'ai pu me faire une idée sur la différence existant entre l'informatique lourde, plus ou moins subie et l'informatique à dimensions humaines que j'avais découverte.

Comment —— —— s'en priver ?

Le pli était pris. Comment se priver, quand on en a fait l'expérience, d'un bon logiciel de traitement de texte ? Com- ment ne pas se décharger de toutes les corvées de compta- bilité sur une machine bornée, oui, passive, oui, mais patiente et abéissante ? Pour- quoi se priver des combats contre les envahisseurs et autres dragons ? Comment se priver de passer des heures à peaufiner un programme qui, une fois bien au point, dor- mira bien sagement sur sa dis- quette ? Et quelle satisfaction enfin de voir les enfants découvrir un ordinateur | Mais voilà, il y a une ombre au tableau, car cet ordinateur rivé à sa table et à son écran ne me suit pas partout. Sou- vent, je me suis dit : « Ah, si seulement je l'avais sous la main... »

Vous avez deviné ? Hop, un petit saut chez le fameux revendeur {un copain mainte- nant) et me voilà nanti d'un PC-1251 avec son imprimante et son magnétophone. Les cassettes sont encore plus petites que dans mes rêves de petit garçon. Vous me demanderez peut-être : « À quoi peut bien vous servir ce petit ordinateur ? » Eh bien, je vous renvoie au début de ce récit.

O GG

18 - NOVEMBRE 83

j

Œ Le cinquième champion- nat international des pro- grammes d’Othello-Réversi, organisé par notre confrère l'Ordinateur Individuel, s’est déroulé les samedi 24 et dimanche 25 septembre à l’occasion du Sicob. Comme lors des rencon- tres précédentes, le cham- pionnat était scindé en trois catégories dont deux inté- ressaient les machines de table (programmes compilés et programmes interprétés). La troisième catégorie, ordinateurs de poche, regroupait 44 concurrents qui ont disputé un total de 138 parties pour se départa- ger. À noter que sur les 44 ordinateurs de poche en compétition, 17 étaient des

18 - NOVEMBRE 83

HP-4[ er 11 des PC-1500. Six de ces derniers étaient programmés en langage- machine.

L'avantage incontestable de ce mode de programma- tion, sa rapidité d’exécu- tion, a peut-être été déci- sive : les deux vainqueurs, Jean-Pierre Cayre (premier avec 12 points et 166 pions) et Gabriel Vernot (second avec 10 points et 167 pions}, concouraient avec un PC-1500 utilisant le langage-machine. Reste que Fon ne doit pas oublier pour autant l’habileté des programmeurs, Le troi- sième (10 points et 144 pions),ainsi que les deux suivants se défen- daijent avec une HP-41.

Nous espérons publier prochainement Île pro- gramme d’un des trois pre- miers.

Une petite anecdote pour finir : à la fin du cham- pionnat (juste avant le champagne), alors que l'arbitre attendait que son ordinateur de table livre les résultats définitifs, une micro-coupure du secteur « planta » le programme de classement. C’est donc « à la main » qu'il fallut termi- ner le travail. Cet incident ne se serait pas produit si la machine avait été dotée d'une alimentation auto- nome... comme le sont les ordinateurs de poche, par exemple !

Î]

[Traitement de texte)

| pour le PC-1500

M La société Pockel-Soft propose, pour le Sharp PC-1500 et le PC-2 de

Tandy,deux nouvelles cças- settes. La première contient un macro-assembleur (sous licence RVS Datentechnick) qui permet la programma- tion de l’ordinateur en lan- gage machine. La seconde est un logiciel de traitement de texte, PC-Word, qui est commercialisé sous Îa forme d’une cassette.

Presque entièrement écrit en langage machine, ce trai- tement de texte permet à Putilisateur de choisir entre trois claviers, dont l’un comporte les caractères accentués du français. L'ordinateur, qui doit être muni d’un module de 8 Ko de mémoire vive, traite les textes (insertion, suppres- sion, correction, recherche, etc.) comptant jusqu'à 5094 signes. Ces textes peu- vent être sauvegardés en tout ou partie sur cassettes, puis réintroduits par la suite soit seuls, soit enchaï- nés à un texte déjà en mémoire, soit encore insé- rés dans un autre texte.

L’impression est justifiée à droite et à gauche, et elle s'effectue dans le sens de la longueur du papier, sous un format que l'utilisateur choisit entre 8 et 80 colonnes par ligne (13 tailles de caractères sont disponibles).

Chaque logiciel est fourni avec une notice en français et coûte environ 220 FF ttc. Pocket-Soft 4 rue Clotilde 75005 Paris

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 15

Magazine

B Extérieurement, cela res-

semble un peu à un PC-1245 auquel on aurait rajouté une très bonne cal- culatrice scientifique, mais cela ne suffit pas à définir le nouveau PC-1401 qui est original sur bien des points.

Cette machine présente un afficheur de 16 caractè- res contraste réglable) et un clavier divisé en deux

calculatrice (CAL), ce qui est d’ailleurs rappelé par un témoin de l’afficheur. Seule alors la partie droite du cla- vier peut être utilisée à l'exception toutefois des touches SHIFT et BASIC.

Nous avons à faire à une calculatrice scientifique fort complète travaillant un peu comme une TI. Ainsi, pour avoir 3 sin 8, on tape 3X8

zones. La partie de gauche, sous l’afficheur, comporte le clavier QWERTY ainsi que les touches de mode, de déplacement du curseur, etc. Les touches sont un peu moins petites que celles du PC-1245 et donc d’un emploi plus agréable. La partie du clavier située à droite de l’afficheur est une calculatrice complète. Quand on met la machine sous tension, et quel que soit le mode sous lequel on l'avait laissée lors de la précédente utilisation, elle se retrouve en mode

La façon de calculer des autres poquettes Sharp est toujours présente, mais en mode RUN : on tape alors 3 x SIN 8 ENTER. Le mode calculatrice du PC-1401 devrait séduire ceux qui effectuent souvent des calculs mathématiques : on y trouve les fonctions trigos et leurs inverses, la factorielle, les conversions rectangulaires/polaires et degrés décimaux/sexagési- maux, la possibilité de cal- culer directement en hexa- décimal, etc... Les calculs statistiques sont présents

sin =.

PAGE 16 - L'ORDINATEUR DE POCHE

UuDUE SO0E sons

avec moyenne, écaft-Lype... Il est aussi possible de choi- sir ou non la notation expo- nentielle, et de préciser le nombre de chiffres affichés après la virgule.

Les calculs sont en règle générale plus aisés qu’en mode RUN. Ainsi, pour obtenir par exemple l'inverse du nombre affi- ché, on appuie simplement sur la touche 1/x. Remar- quons toutefois la supério- rité du mode RUN sur un point précis : le rappel et la modification du calcul pré- cédent, chose impossible en mode CAL. De toutes les façons, l’utilisateur aura le choix entre les deux modes disponibles sur le PC-1401.

Parlons maintenant du Basic que l’on utilise dans un troisième mode: le mode PRO. Nous avons retrouvé pratiquement tous les ordres du PC-1251, sauf, semble-t-il, CHAIN et MERGE. Mais ce Basic est enrichi de nombreuses fonctions mathématiques provenant du mode CAL. Le Basic de machines plus grosses que le PC-1401 ne dispose pas souvent d’une telle palette : AHC, AHS, AHT, CUR, FAC, HGS, HSN, HTN, POL, RCP,

DHOUEE © © (EE RER ES CE

REC, ROT, TEN, saurez-vous toutes les reconnaître ? Ainsi CUR n’a aucun rapport avec les curseurs, mais signifie « cubic root », c'est-à-dire racine cubique. Même les fonctions sta- tistiques sont utilisables sous Basic puisque leurs résultats sont dans les variables suivantes : Z=n, Y=5x, X=25x, W=Xxy, V=3>y, U=2y. Cepen- dant, toutes ces données doivent obligatoirement

être rentrées en mode CAL, avant, éventuellement, d’être analysées par un pro- gramme. Ah, si seulement il y avait moyen d'introduire les données statistiques directement sous Basic à l’aide d’un INPUT spécial, sans être obligé de passer par le mode calculatrice...

Le Basic du PC-1401 est donc puissant, et il peut de plus reprendre la plupart des programmes écrits pour les PC-1245 et 1251 qui tournent alors nettement plus vite. Le nombre de fonctions mathématiques ajoutées explique la taille de la mémoire morte : 40 Ko !

Quant à la mémoire vive disponible, elle est de 4,2 Ko répartie en 500 octets de mémoire système, 200 octets pour les variables fixes (A-Z ou A$-Z$) et 3,5 Ko pour la mémoire vive programme. La mémoire vive est donc com- parable à celle du PC-1251.

Le prix de cette machine devrait avoisiner les 1 500 FF, soit le prix actuel du 1251. Or le PC-1401 est un concurrent très séricux du PC-1251, sauf en ce qui concerne l’afficheur, nette- ment plus petit, et les dimensions, sensiblement plus grandes (170 xX 72X 9,5 mm contre 135 X 70 x 12 mm}. À la réflexion, on se dit que le prix du 1251 pourrait baisser.

Notons enfin que deux périphériques existent déjà : la CE-124 (minuscule interface-cassette : 170 FF)

et la CE-126 P (imprimante et interface-cassette :

1000 FF). Chacun de ces deux accessoires serait aussi compatible avec les PC-1245$ et 1251.

Dans le prochain numéro de /’Op, on trouvera un « coup d'œil » plus détaillé sur ce nouveau poquette. [ CB

18 - NOVEMBRE 83

M DEUX CASSETTES

ZX Basic Debugger Gers

Pour ZX 81

+ extension mémoire Prix de la cassette : 86 FF

Toel kit

Artic

Pour ZX 81

+ extension mémoire Prix de la cassette : 86 FF

M Voyons d'abord ce que contient le Basic Debug- ger : plusieurs commandes supplémentaires qui, venant s’ajouter à celles dont dis- pose le ZX 81 de base, vont toutes dans le sens d’une aide à la mise au point des programmes écrits en Basic.

On trouvera, sur la cas- sette, différentes versions du même logiciel adaptées à la mémoire vive du ZX qui doit au moins être muni d’une extension de 16 Ko.

Parmi les nouvelles com- mandes, je retiendrai sur- tout, pour leur utilité :

e O : affichage du nombre d’octets encore disponibles. eG: exécution en mode pas-à-pas (par NEWLINE) à partir d’un numéro de ligne spécifié. e A: choix des variables à afficher dans le cas d’une exécution pas-à-pas. e F: définition d'une fené- tre d’affichage (il devient possible, par exemple, de séparer l’affichage du pro- gramme et celui des varia- bles). e S: exécution d’un sous- programme et retour au fonctionnement en pas-à- pas. + B: établissement point d’arrêt. Incontestablement, les explications qui accompa- gnent la cassette sont cour- tes, trop courtes. Mais dans le cas présent, cela n’est pas gênant, car le programme est simple d'emploi.

d’un

Passons au Tool Kit qui a été conçu lui aussi pour faciliter la mise au point des programmes en Basic en dotant le ZX de neuf fonctions supplémentaires :

18 - NOVEMBRE 83

DEBUG/GER

| | |

ZX BASIC

e MEM : affichage de la

place disponible en mémoire.

e REMKILL : suppression des REMs.

e DUMP : impression de la liste des valeurs courantes des variables numériques.

e DEL : suppression de lignes. e FIND : recherche d’une

chaîne de caractères et affi- chage des numéros de lignes elle figure.

e REPLACE : remplace- ment systématique d’une chaîne par une autre.

e RENUM : renumérota- tion complète d’un pro- gramme.

e SAVE et APPEND :

assemblage de deux pro- grammes à la suite l’un de l’autre.

Ces neuf nouvelles com- mandes qui «coûtent » environ deux Ko de mémoire vive sont elles aussi très utiles pour la mise au point des programmes Basic.

En guise de conclusion, je me contenterai d’expri- mer un regret : il est dom- mage qu’une troisième cas- sette ne réunisse pas les possibilités offertes par ces deux logiciels. Car, sans hésiter, c’est cette troisième cassette que j’utiliserais, et que je conseillerais.

JD

H UN LIVRE

La découverte du PC-1251 Jean-Pierre Richard Éditions du PSI

Lagny, 1983

Broché, 232 pages Prix: 92FF

MB C’est près d’un an après l'apparition du PC-1251 qu’arrive cet ouvrage d’ini- tiation. Si vous ne connais- sez pas encore l’informati- que, si vous débutez avec un PC-1251, si le manuel de la machine vous semble quelque peu aride, ce livre a de bonnes chances de vous convenir. Jl devrait vous permettre d’aborder « sans douleur » la pro- grammation.

En revanche, ceux et cel- les qui ont déjà acquis une bonne pratique du poquette de Sharp ne doivent pas s’attendre à trouver beau- coup d’éléments nouveaux. Car c’est bien d’une décou- verte qu'il s’agit, et le livre se présente en quelque sorte comme une série de petits cours par écrit. De ce point de vue, il remplit très bien son rôle. Simplement, avec des explications claires, il initie l’apprenti-program- meur d’une façon plus agréable que ne peut le faire le manuel d’instruc- tions fourni par le construc- teur.

Tout d’abord, et c’est une bonne chose, on entre rapidement dans le vif du sujet. Pas de longues des-

Ça ne brûle pas - ça pique

M Contrairement à ce que nous avons indiqué par erreur dans notre précédent numéro, l'imprimante inté- grée à l’Epson HX-20 n’est pas thermique : c’est une

3

imprimante à aiguilles. Les principales caractéristiques en sont : 24 colonnes par ligne, 42 lignes à la minute, avec possibilité d’adressage graphique point par point et jeu complet de caractères ASCII. O FD

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 17

Magazine

criptions préliminaires, pas de notions mathématiques ardues : presque immédia- tement une première ligne de programme et l’on démarre.

PC-1251

PROGRAMMATION EN BASIC

La progression est certes lente (les explications et les conseils sont répétés plu- sieurs fois), mais elle en est d'autant plus sûre. Au fil des pages, les informations se succèdent dans un ordre bien adapté à la démarche du débutant. Chaque cha- pitre se conclut sur quel- ques exercices d’application simples et concrets qui per- mettent de vérifier que l’on a bien assimilé ce qui pré- cède.

On aborde ainsi les nom- bres et les variables, les organigrammes, les bran- chements, la mise au point et l'optimisation des pro- grammes, etc, Le livre se termine avec une dizaine de pages consacrées à la CE- 125, périphérique compact du PC-1251 : mise en route et fonctionnement de l'imprimante, sauvegarde des programmes sur le magnétophone à micro- cassettes, mots de passe...

Voilà donc qui devrait faciliter l'initiation de beau- coup de débutants, à la condition, évidemment, qu'ils aient également sous la main un PC-1251.

MG

HE D ya un an maintenant {voir {’Op 9, page 27) que l’on se demandait si Texas Instruments n'allait pas renoncer à mettre sur le marché une calculatrice haut de gamme, la TI-88. On devait apprendre ensuite (/’Op 11, page 29) que cette machine était

À gauche,

sous l'imprimante,

le petit lecteur de cartouches magnétiques.

& provisoirement » mIsC aux oubleltes, Te construc- teur américain avait, semble-t-il, décidé dès août 82 de concentrer ses efforts sur une autre machine, autonome elle aussi, mais programmable en Base : le CC-40.

Au début de cette année, TE annonce que cette machine et ses périphéri-

ques seront disponibles en France au cours du premier mal 83

trimestre 83. En

(Op 13), nous cansacrons un «coup d'œil» au

CC-40, que nous {estons. Début juin, nous appre-

nons que la commercialisa- tion est prévue pour juillet. La machine ext enfin dis-

ponible, mais pour peu de temps, En fai, elle est assez rapidement retirée de la vente, et elle devrait réapparaître dans Les vitri- nes début 84, c'est-à-dire avec près d'un an de retard par rapport aux projets ini- taux. A n'en pas douter, il y a quelque chose ici qui ne tourne pas rond. Texas Ins- truments d’ailleurs n'en lait pas myslère: ce qui ne tourne pas rond, ce n'esl pas le CC-40, mais un de ses périphériques. L'unité de lecture el d'enregistrement de cartouches magnéti- ques doit être mo- difiée ; secs pertor- mances ne CONvien- nent pas.

Le constructeur américain à tout à fait raison de ne pas mettre sur le marché un ordi- nateur dépour- vu de mémoire de masse. En janvier 84 ce problème devrait être définitivement réglé. Affaire à suivre donc. En espérant toutefois que le feuilleton ne dure pas trop longtemps.

Du côté des clubs

Une foire aux « puces » à Boulogne sur Mer

MB Durant la foire- exposition consacrée à l'informatique, dans les

salons du casino municipal de Boulogne sur Mer du 5 au 9 novembre et organisée par l’'ACPI (Association des Clubs Populaires d’iInformatique), se tiendra une « Foire aux puces » qui durera toute la journée du dimanche 6 novembre. Il sera possible d'y vendre ou d'y acheter des matériels, des pièces, des livres, tout ce qui a un lien avec l'informatique.

Pour tout renseignement, s'adresser à : ACPI B.P. 162 62203 Boulogne sur Mer Cedex tél : {21} 31 71 99

Microfer : le réseau s’étend

M Après six mois d’exis- tence, le club de Pinforma- tique individuelle de la SNCF, Microfer, paraît se porter bien. Plus de

msi vou faites Le ordinateurs de poche veaux

hez de nou rer Lie En lisant votre are coup de n9$ lecteu votre club n'est pas

N'oubliez pas non a l'avance des man organise (journées

PAGE 18 - L'ORDINATEUR DE POCHE

Faites-vous conng

{droit de cite ETS adhérents, | 2 sse dans CES ontents eront con fs n de chez eux. plus de nous estations Era porte ouverte

250 adhérents, pour la plu- part des débutants, vien- nent s'initier à la program- mation, échanger des points de vuc et des expériences, profiter de réductions sur

tre...

PU = CLLE

que les \ub g'informatiqué ie se AS ote Qt si vous FECRET

colonnes, apprendre

avertir suffisamment j ue votre clul tuites d

» par exemple). !:

l'achat de certains ordina- leurs, suivre des stages d'initiation au Basic ou à la programmation, etc... Microfer existe déjà à

Paris, Nanterre, Lille, Tours et Montpellier. Il compte bien s'étendre à

d’autre villes encore. Il est ouvert à tous, même à ceux qui n’ont aucune relation avec la SNCF. Pour tout renseignement, écrire à :

Microfer 1 bis, rue d'Ahènes 75009 Paris

Un ciub à Toulon

M Un nouveau club s’est ouvert à Toulon, le Club Régional d'Informatique (C.R.L). Il est ouvert à tous ceux qui veulent pro- grammer sur ZX 81 ou sur PC-1500. Pout tout rensei-

gnement, s'adresser à :

CRE. «Le Paillon» avenue Brunet 83100 Toulon

18 - NOVEMBRE 83

Initiation à l’algorithmique

Chantal et Patrice Richard Éditions Belin

Paris, 1981

Broché, 128 pages

Prix : 54 FF.

M Préfacé par Jacques Arsac, ce qui est une réfé- rence en matière d’informa- tique, ce livre (destiné aux débutants en informatique) est bien conçu, clair ; il uti- lise une méthode séduisante joliment baptisée « Ala- din » (ALgorithmique Arborescente pour Débu- tants en INformatique). Aladin est un langage très structuré, rédigé en français, et dont la syntaxe est simple. Aux dires des auteurs, le procédé permet de concentrer son attention sur les problèmes liés aux structures de contrôles, en laissant de côté les structu- res de données qui ne con- cernent pas à priori les débutants. La méthode en effet paraît efficace : l'apprentissage se fera pro- gressivement, avec de nom- breux exemples à l’appui, tous traités en langage Afa- din (amateurs de program- mes tout faits s’abstenir !}. Si les programmes propo- sés sont simples, assez courts en général, ils illus- trent très convenablement les thèmes abordés (je cite, entre autres : structures alternatives, répétitives, tableaux à une ou deux dimensions, variables logi- ques). Un dernier chapitre est consacré à des exercices de synthèse, permettant de découvrir différents algo- rithmes de tri, le triangle de Pascal, une solution du problème des 8 reines, etc. Un ouvrage que l’on peut conseiller aux débutants désireux de posséder davan- tagc qu’un vernis de culture informatique.

BE

18 - NOVEMBRE 83

ER,

B CASSETTES

Cinq cassettes

pour le PC-1500

Jeux 1,2,3,4e 5 Logi’Stick

Prix de chaque cassette : environ 60 FF ttc.

M Transformer votre PC- 1500 ou votre TRS PC:-2 en ordinateur de jeux. C’est ce que vous propose la Société Eogi'Stick avec vingt-neuf programmes répartis sur cinq cassettes, vendues séparément. On trouvera un peu de tout dans cette série.

Deux cassettes sont con- sacrées aux « jeux vidéo », éventail de petits program- mes {la version de base du PC-1500 suffit) les pos- sibilités graphiques de l'ordinateur sont souvent bien utilisées. A la longue, mes yeux se sont tout de même un peu fatigués lors- que j'ai me concentrer sur un vaisseau spatial ou une balle de tennis d’un demi-millimètre de côté.

Vingt-neuf programmes, cela fait beaucoup, et il n’est pas étonnant que cer- tains jeux se ressemblent un peu : Jeep lunaire Jolly Jumper, je me suis assez vite Jassé de sauter par- dessus de petits obstacles.

C’est pourquoi mes pré- férences (chacun ses goûts) iront à Super-glouton, ins- piré du Pac-man et dans lequel le petit bonhomme a

saura se défendre.

Magazine

gen

beaucoup d’émotions, à The Road, dont la voiture a bien amusé des conductri- ces en herbe de 7 et 10 ans, ou encore à Dragon d’où l’on sort épuisé.

Avec au moins 6 Ko de mémoire vive (c’est-à-dire la version de base plus un module), vous aurez accès aux casseties numérotées 3, 4 et 5, offrant des jeux moins graphiques mais plus étoftfés.

Le très classique Othello, en version 6X 6 ou 8x8, se défend honorablement ; c’est l’un des plus intéres- sants du lot. Au Morpion, votre machine manquera de mordant à l'attaque mais Avec l'imprimante, plus de pro- blème pour trouver un damier, et c’est en cou- leur ! Sur la même cassette, pour le même prix donc, vous aurez aussi un jeu de Dames. Hélas, elles sont anglaises et le seul mérite du programme est de vous faire croire que vous êtes imbattable...

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 19

La cassette 4 joue aux dés, plutôt bien, et propose un Jack-pot rigolo, un Black-Jack performant, un 15/vainc ennuyeux et un Poker décevant qui se con-

tente de vous regarder jouer en comptant les points.

De la dernière cassette, j'ai bien aimé Puissance 4 rappelant le Morpion, et pour lequel le PC s'avère un adversaire redoutable. Moins original, le bon vicux Pendu à un vocabu- laire assez limité, mais il vous sera possible de l’aug- menter ct de le modifier à votre guise. L’inévitable Master-mind est là, bien sûr. Rebaptisé Master- Brain, il se joue avec des lettres et les réponses de la machine —le codeur sont un peu moins simples.

Tous ces

programmes sont écrits en Basic. Si, pour certains d’entre eux, les performances ou la pré- sentation ne vous convien- nent pas tout à fait, rien ne vous empêche de les retou- cher. Et cette possibilité qui vous est offerte n’est pas la moindre qualité de ces cas- seties. Vous pouvez par exemple regrouper en un ou deux programmes les jeux graphiques qui vous intéres- sent. Modifiez, améliorez, réprogrammez et cherchez- y de l'inspiration pour vos propres créations.

LI JEG

La recherche des nombres premiers constitue un bon exercice de programmation. Quand les nombres sont grands, comment obtenir les résultats « attendus » dans les délais les plus brefs ? La solution consiste à faire effectuer aussi peu de tests que possible.

& S'il est un problème qui a stimulé l'ardeur des mathématiciens et, plus récemment, des informaticiens pro- fessionnels ou amateurs, c’est bien celui qui recouvre les questions de divisibilité des nombres en général et de la recherche des nombres pre- miers en particulier.

d'une oblitération philatélique spé- ciale, qui proclamait en substance : « 219937 7 js prime », c'est-à-dire 219937 1 (un nombre de 6002 chif- fres) est un nombre premier. Bien entendu, ce record est périodique- ment dépassé, grâce surtout à l'utili- sation d'ordinateurs de plus en plus puissants et rapides.

Le PC-1211 ne saurait prétendre participer à cette compétition de haut niveau, mais ce poquette est bien adapté aux calculs numériques de ce type. Essayons de le « pous- ser » aussi loin que possible dans les limites de ses capacités.

Beaucoup de programmes d'étu- des de nombres premiers ont été conçus pour ordinateurs de poche. Le plus souvent, je pense que l’on n'a pas suffisamment mis l'accent sur un paramètre important: la rapidité d'exécution des program- mes. C'est dans cette optique que j'ai mis au point une série de trois

LA RECHERCHE DES

Premier ou non ? Essai d'optimisation pour le PC-1211/PC-1

programmes dont la conception et l'écriture n'ont qu’un seul objectif : la rapidité d'exécution dans la recherche du plus petit diviseur autrement dit la factorisation de tout nombre entier compris entre 1 et 9 999 999 998.

——— Comment gagner —— ——— du temps ? ——

Dans le présent article, on trou- vera l'exposé des principales idées retenues dans cette course de vitesse, ainsi que le premier des trois programmes. Les deux autres pro- grammes feront l'obiet d'un pro- chain article. Le tout repose sur l'application de la méthode de facto- risation directe : le nombre n à étu- dier est soumis à une série de tests consistant à le diviser successive- ment par chaque terme m d'une suite de nombres allant de 2 jusqu'à une limite supérieure ! (de l’ordre de

la racine carrée de n), heureuse- ment très inférieure au nombre

NOMBRES PREMIERS ClEsT MA SPÉCIALITÉ) ET TENE SUIS PAS LE Sevr !:

—— Une recherche ——

étudié. Si un des tests est posi- sans fin

tif, autrement dit si une des divisions « tombe juste », c’est

Des équipes de jeunes cher- cheurs, notamment aux Etats- Unis, consacrent une activité fébrile et obstinée à des problè- mes d'arithmétique, comme par exemple la chasse aux nombres premiers de Mersenne {qui sont des nombres premiers un peu particuliers) de plus en pius grands. Cette recherche revêt outre-Atlantique une dimension nationale, à tel point que dans les années 1970, l'administration des postes américaines a salué la chute du « record » de l'épo- que en la matière par l'émission

PAGE 20 - L'ORDINATEUR DE POCHE

que le nombre n'est pas premier {il est composé). Dans le cas contraire, il est premier.

Comme nous l'avons déjà dit, les programmes de recherche des nombres premiers sont lents à l'exécution pour les nombres élevés, et cela en rai- son de la quantité de tests nécessaires. Prenons un exem- ple : si un programme écrit pour le PC-1211/1212 peut venir à bout d'un nombre voisin de 1 000 000 en 5 ou 10 minutes, il lui faudra cent fois plus de temps, soit environ de 8 à

18 - NOVEMBRE 83

Recherche de nombres premiers Programme pour PC-1211, 1212 et PC-1

Auteur Pierre Ladislas Gedo

Copyright l'Ordinateur de poche et l'auteur

RSIF CHI CNE E{O3#CN= INT HI=OBEEP 4: GOTO

AIFOR K=ITO 3: HERCHIIIF HW M=INT <H-H FEEP Z:PRINT M:ENT

SIHENT

SIEZIOKINT CT T2

TS FUOR He TO STEP -305 Feel —hi

SIFCUR Z2=4TG 11 sPEP+A625

SIIF H-HEINT M°'TIBEEF 2: FRINT Ph ENT

IOSMENT

I1SMEXT kf

125EEEP Zi: PRINT M:ENT

17 heures, pour digérer un nombre de l’ordre de 10 000 000 000. L'amé- lioration de la vitesse d'exécution d'un tel programme passe nécessai- rement par la réduction du nombre de tests, qui apparaît ainsi comme un objectif prioritaire.

Pour illustrer cette dernière remar- que, nous choisirons un cas con- cret : comment déterminer le plus petit diviseur du nombre 383 899 ?

Algorithme 1

On divise 383 899 successivement par chacun des termes m de ia suite À : 2, 3, 4, 5, 6, 7,...…. éventuelle- ment jusqu'à 619 (racine carrée par défaut de 383 899) et on soumet chaque quotient à un test de divisi- bilité. En fait, il n'est pas nécessaire de poursuivre le processus jusqu'à 619, car le premier test positif appa- raît pour m = 397. Le plus petit diviseur de 383 899 est donc 397 : le nombre 383 899 n'est pas premier.

Pour en arriver là, il faut tout de même mettre en œuvre 396 tests, Si l'on admet que chaque test demande un temps d'exécution de

18 - NOVEMBRE 83

0,5 seconde ce n'est qu’un ordre de grandeur —, on doit compter trois bonnes minutes pour que le programme effectue les tests, et eux seuls.

Algorithme 2

On peut améliorer l'algorithme précédent, dont la rusticité relève de la « force aveugle », en observant que, puisque 383 899 n'est pas divi- sible par 2, il n'est sûrement pas divisible par 4, ni par 6, ni par 8, ni par aucun nombre pair: il est impair, un point, c’est tout. En dehors du nombre 2, on peut donc supprimer tous les nombres pairs de la suite À, qui devient alors la suite B:°2,:3;;5: 7,59; 2.2:

Comme on le voit, la suite B con- tient deux fois moins de nombres que la suite À : son exploitation per- met de réduire le nombre de tests de moitié et, par conséquent, d’accélé- rer considérablement, la vitesse d'exécution du programme (99 secondes au lieu de 198 secondes pour les seuls tests).

Algorithme 3

Pour gagner encore du temps, il vient tout naturellement à l'esprit de tenter d'établir une suite de nom- bres m comportant le moins de ter- mes possible pour une étendue don- née. On démontre que cette suite idéale n'est autre que la liste des nombres premiers, soit : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, etc.

Mais une telle liste ne saurait être mise en mémoire dans le PC-1211. il faut donc passer par un subterfuge : la constitution des suites quasi- parfaites, c'est-à-dire ne renfermant qu'une proportion limitée de termes

re i

| Grganisation du programme

1 Initialisation et mise en mémoire des constantes

2 Introduction de la variable principale N

3 Procédure de rejet des don- nées non valables (avec réini- tialisation automatique)

Tests de divisibilité par 2, 3

et 5 6 Calcul de la limite supérieure L 7 et 11 Compteur (négatif) de pério- des

Chaque période couvre 30 nombres consécutifs

Boucle de 8 tests par période

12 Affichage au cas N est premier

inutiles, mais dont la liste est facile- ment mémorisable par la machine. La première de ces suites comprend {outre les nombres 2 et 3) les nom- bres de la forme : 6 p + 1 (p étant un entier supérieur ou égal à 1}; c'est-à-dire la suite C : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 26, 29, 31, etc.

Si tous les termes de cette suite ne sont pas premiers (en particulier, le nombre 25, qui y figure, est com- posé}, beaucoup le sont, et {c'est en fait ce qui importe) tous les nombres premiers figurent dans cette suite. Cette propriété s'applique d’ailleurs aux autres suites que nous décrirons plus loin.

Contenant trois fois moins de ter- mes que la suite À, la suite C est trois fois plus rapide : elle permet de se prononcer après 134 tests, {con- tre 396 pour l'algorithme 1}, sur la primarité du nombre 383 899 pris comme exemple.

Aigorithme 4

Il y a moyen, bien entendu, de faire mieux. La suite ci-après permet de réduire encore le nombre de ter- mes, qui sont :

Cette liste est subdivisée en deux sous-listes : a : les trois nombres 2, 3 et 5, qui sont utilisés une seule fois, b: les huit nombres 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31 qui, une fois épuisés, sont repris depuis le premier (7) en ajoutant 30 à chacun des nombres précédents (7 devient 37}, puis en recommençant le processus, en ajoutant 30 à chacun des huit nom- bres de la tranche précédente.

Cette liste permettra de traiter notre exemple (le nombre 383 899) après 108 tests seulement.

Algorithme 5

Le processus peut être indéfini- ment étendu, mais dans la pratique, on est vite arrêté par le nombre de termes de la suite b, qui croît très rapidement, C’est ainsi que la der- nière suite utilisable pour la pro- grammation du PC-1211/1212 est reproduite dans l’encadré de la page suivante.

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 21

Premier ou non ? Essai d'optimisation pour PC-1211/PC-1

ter 70

b+420 | b+ 630

223

duo w NN | = Lo sd Le]

221 283 359

281 353 421

641 603 779 | 643

431 493 569 433

841.

LEUR

[=

Si l'on met en mémoire les 52 nombres composant les suités a et b, 94 tests | suffisent pour conclure que le nombre 383 899 est un multiple’ de 397.

Le programme proposé ici met en œuvre l'algorithme 4. H a été écrit de la façon la plus concise possible et il tire parti de toutes les ressources du PC-1211/1212 (mémoires indicées, boucles emboîtées, omission volon- taire de fermeture de parenthèses). Sans doute n'est-il pas inutile de souligner ici quelques particularités de ce programme :

. ligne 3 : procédure de rejet (avec réinitialisation automatique) de don- nées non valables : nombres néga- tifs, nombre 0 (zéro), nombres supé- rieurs à 9 999 999 999, nombres non entiers ;

. ligne 6 : L représente la valeur du

dénominateur M du test au-delà duquel il n’est pas nécessaire de poursuivre les calculs pour se pro- noncer sur la primarité de N ; dans le programme, L est divisé en tran- ches de 30 nombres consécutifs, et il est réduit à sa valeur minimale grâce à l'introduction de la cons- tante -7 pour éviter la formation de boucles inutiles ;

. ligne 7 : on sait que la capacité du PC-1211/1212 est limitée à 999 bou- cles, ce qui est insuffisant pour des valeurs élevées de n : c'est la raison pour laquelle le compteur fonctionne à rebours ; e ligne 9:

toujours dans le but

d'accélérer le déroulement du pro- gramme, la parenthèse ouverte n'est volontairement pas fermée.

Le mode d'emploi du programme est simple : en mode DEF, initialiser par SHFT = , puis introduire le nombre n à étudier et appuyer sur ENTER. L'affichage du résultat (la valeur du plus petit diviseur de n plus grand que l'unité} est annoncé

Sur les 48 nombres de ia suite b, 5 seulement ne sont pas premiers ; ce sont les nombres 121, 143, 169, 187 et 209.

par un double bip. Si n est premier, c'est naturellement n qui est affiché.

Il reste à vérifier si le programme le plus concis en nombre de pas se révèle le plus rapide à l'exécution. On se doute bien, puisque la ques- tion est posée, que la réponse est négative. On constate en effet que le remplacement de la boucle Z {ligne 8) par une transcription en clair conduit à un gain de temps d'exécution appréciable.

C'est cet aspect du problème, entre autres, qui fera l'objet de Farti- cle suivant.

[1 Pierre Ladislas Gedo

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PAGE 22 - L'ORDINATEUR DE POCHE

18 - NOVEMBRE 83

Le jeu de la gomme pour FX-702, 802 P

et PB-100

Pour se livrer à ce divertissement, on n’a besoin ni de gomme ni de papier. Tout se déroule en fait sur

Jeu de la gomme Programme pour PB-100, FX-702 et 802 P

Auteur Marc Rivet

Copyright l'Ordinateur de poche et l'auteur

18 YAC SPRINT ‘+46

ee l'afficheur de la machine. 26 +="ABCDEFGHIIKL : me MNOPORSTUVEXY7" Mais pour venir à bout

PRINT MIDI, 12 LE

36 A=INT CRAM#26) HE Y=INT (RAM

d’une partie, il faut à la fois rester très vigilant et réagir vite. Un moment

12): A$=MID(X: 1) : à Done d’inattention, et tout est à DONS VEV#1 recommencer.

38 FOR B=8 TO 150: HEXT B:B$=KEY

68 IF BY=ASSPRENT CSR Ÿ5" "s:DCY) sita=2#1 6070 7 8

63 N=8:6070 38

T6 FOR Y=8 TO th

: =AHD(V)S IF W=12

B Pourquoi « jeu de la gomme » ? Tout simplement parce que pour gagner, il faut avoir « gommé » un à un tous les caractères de la ligne affichée à l'écran.

Au début de la partie, les douze premières lettres de l'alphabet appa-

ee Alt ER raissent. Très rapidement, l’une de 28 te ces lettres est remplacée par une

autre. Dès que vous avez repéré cette nouvelle lettre, recopiez-la le plus vite possible au clavier. Si c'était la bonne lettre et si elle a été frappée suffisamment tôt, elle est gommée : son emplacement reste

S& PRINT CESR A5 °RE

SULTATE "254485

W5* SOIT: "5 INT {282/#)3"/26" 271 pas

Sur ie FX-702 P, on écrira PRT et

non PRINT ; on remplacera D (Y)

{lignes 40, 60 et 70) par À {Y + 3), et

FOR B=0 TO 150 par FOR B=0

TO 70 à ia ligne 50. Ne pas oublier

non plus DEFM 3 avant de jouer.

Tv

©OAPE3 18 - NOVEMBRE 83

FauT LE FAÎRE!

Imhahsofion de $ [ligne 20)

Impression des douze premiers corac/ères de $ (ligne 20)

Tirage olealoire d'un carachère ce # e/ rage de !/a posifron gu'“ prendra sur | écran.

(ligne 30)

Impression de ce coraclère. (hgne 40)

Aflen!e d'une lefre entrée au clavier par la joueur. Chgne 50)

Lettre jouet = lebre hrée: (ligne 60)

Gommer cehe /eWre.

(ligne 60)

Ecran Complélement gomme } (ligne Fo)

Impression du resvlle/. (ligne 30)

‘*_ L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 23 a

Allonger le $

La variable $ peut contenir jusqu'à 30 caractères. Pour le jeu de la gomme, seules les 26 lettres de l’aiphabet ont été utilisées. Il reste encore les autres caractères disponi- bles au clavier (soit les dix chiffres, les signes +, —, «, /, —, E et le

point). Pour augmenter la difficulté du jeu, on peut les ajouter aux lettres de lalphabet. Il faut alors remplacer la ligne 30 du programme par les

lignes suivantes :

34 S=INT CRANR44S) +!

32 $="ABCDEFGHI TEL HNOPBRSTUVHXYZ8 +974

4 IF K)3B5 4h30: #="456789/#-+,= E‘sAS=RIDEX, 1): 6070 36

35 A$=AID(X; 15

36 Y=INT CRAN 12)

vide. Mais aussitôt, une autre subs- titution a lieu et il faut être très rapide pour la repérer et frapper à nouveau la lettre correspondante.

La difficulté ne s'arrête pas : pour faire durer la partie (et ça dure parfois longtemps), le programme peut aussi faire surgir des caractè- res dans une zone déjà blanchie. C'est dire qu'il faudra, dans certains cas, s'armer de patience pour faire disparaître jusqu’au dernier carac- tère. |! arrive même que le poquette fasse une « substitution invisible », c'est-à-dire qu'il remplace un carac- tère par lui-même. Seule l'habitude du jeu vous permettra de remarquer de tels tours de passe-passe.

————I! est possible ———de corser le jeu

Lorsque l'écran est (enfin !) tota- lement vide, le résultat s'affiche sous forme d’une fraction {nombre de coups réussis sur nombre de substitutions proposées) suivie de la note correspondante sur 20.

Après un certain entraînement, il sera possible de corser le jeu : soit en allongeant la variable $ (voir encadré), soit en diminuant le temps de réponse fixé par la boucle de la tigne 50. Inversement, le jeu devien- dra plus facile, si l’on augmente, à la même ligne 50, la boucle de tempo- risation.

C3 Marc Rivet PAGE 24 - L'ORDINATEUR DE POCHE ss

L'organigramme un très utile

jeu de

Bien des gens, et spécialement les débutants, programment sans jamais dessiner un organigramme. Ils s'imaginent, à tort, que cela est inutile, ou trop compliqué pour eux. En fait, il est très facile d'apprendre à concevoir des organigrammes. Ce qui n’est vraiment pas commode en revanche, c'est de programmer sans organigramme.

M Le papier et le crayon sont indis- pensabies pour concevoir un pro- gramme. Une fois le problème clai- rement posé (que veut-on obtenir de l'ordinateur ?), on recense les moyens dont on dispose pour le

{1} Voir à ce sujet les n°%$ 14 à 17 de YOp.

ET APRÈS AVOIR RELIÉ LES Boires AVEC DES FLÈCHES, QU'EST.CE Qu'on DOiT FAIRE 2?

pistes

résoudre ; cette phase s'achève avec l'écriture de l'algorithme (1). A ce stade, les traitements nécessaires pour aboutir sont déjà connus assez précisément.

Le dessin d'un organigramme est un complément très utile, voire indispensable. Grâce à lui, l'ordre dans lequel se succèderont les séquences devient apparent. Mais il y a mieux: l'organigramme n'est pas seulement un outil de construc- tion et une aide précieuse dans la mise au point du programme, c'est aussi, dans bien des cas, un moyen de communication. Grâce à l'emploi de symboles normalisés, il! permettra en effet à des intervenants exté- rieurs de comprendre la démarche suivie par le programmeur.

Une construction —— _—— de petites boîtes —_—

Pour ces trois raisons, on doit apporter un soin méticuleux à son élaboration. Certains programmeurs débutants se déclarent incompé- tents sur le sujet, ils semblent rebu- tés par les symboles utilisés et le cheminement des flèches de direc-

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tion. Et pourtant l'écriture d'un organigramme est d'une simplicité enfantine.

En réalité, la seule condition impé- rative est de ne pas commencer par cette phase l'étude d'un pro- gramme. Inutile de prendre des leçons de dessin d'art ou de suivre des cours du soir en informatique.

Un organigramme est composé de

. Ca "

Début ou fin de programme ou de zone

Entrée ou sortie de données

Traitement

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Sous- programme

LI

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petites boîtes, aux formes variées, reliées entre elles par des flèches. Ces boîtes représentent les différen- tes actions à effectuer. Quant aux flèches, elles indiquent le chemin à parcourir. Au fond, cela ressemble beaucoup à un jeu de pistes.

Cinq formes de boîtes (fig. ci- contre) suffisent pour décrire tous les événements susceptibles de se produire dans un programme : elles ne seront pas difficiles à retenir.

La première des figures est utili- sée pour désigner les extrémités d'un programme ; elle sert égale- ment à repérer les renvois et à faire la liaison entre les pages successives d'un organigramme « à rallonge ».

Le renvoi est étiqueté avec une lettre ou un chiffre assurant la conti- nuïité d’une page à la suivante. Je vous signale cette possibilité parce que beaucoup de gens l’emploient. En ce qui me concerne, je ne l’utilise que très rarement. À mon sens, Un organigramme qui s'étend sur plu- sieurs pages, et qui, par consé- quent, comprend des renvois, perd une grande partie de son efficacité : il n'offre plus une vision globale du programme.

Entrée ou sortie ?

Mieux vaut se fixer pour règie de ne jamais dépasser les dimensions d'une feuille 21 x 29,7 et dessiner un organigramme d'un seul tenant. On pourra ensuite jouer sur les diffé- rents niveaux hiérarchiques pour représenter telle ou telle portion de programme méritant des développe- ments plus importants.

Le trapèze, seconde boîte très uti-

Debuf

lisée, symbolise les entrées de don- nées ou les sorties de résultats. Par souci de clarté, dans un trapèze, je précise toujours à l’aide d’une flèche s’il s’agit d’une entrée ou d'une sor- tie. Si la flèche est orientée vers le haut, elle indique une introduction {c'est l'instruction INPUT du Basic) ; dirigée vers le bas, elle indi- que un affichage ou une impression {instruction PRINT du Basic). A l'intérieur de chaque trapèze, il faut évidemment noter aussi ce que représente la donnée à introduire ou à afficher, et cela autant que possi- bie en toutes lettres. Les symboles et les noms de variables ne sont en général pas très parlants. Mieux vaut « t Rayon » que « + R » ou « à A(36) ».

Si l’on tient vraiment à utiliser des noms de variables dans un organi- gramme, il faut accompagner ce dernier d'un tableau expliquant ce que représentent les variables employées.

= À proscrire : le charabia

En fait, la règle à observer est très simple : un organigramme doit se suffire à lui-même. Faut-il se repor- ter à la documentation du pro- gramme pour y comprendre quelque chose ? Si oui, le temps passé à dessiner j’organigramme est du temps perdu : autant sauter cette étape. Le but d'un organigramme étant essentiellement de fournir une vision claire et synthétique, il ne sert à rien s'il ne peut être compris qu'après mûres réflexions.

Cette remarque vaut bien sûr pour le « remplissage » de la troisième boîte, le rectangle qui décrit un trai-

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L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 25

&ére Cis:hfameut

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tement. Les explications qu'il ren- ferme doivent être limpides. Pas de noms de variables, pas de formules, on y fera figurer une phrase claire, concise, décrivant en quelques mots le type du traitement à effectuer. On évitera par exemple « S = n R2». Même si dans ce cas précis tout le monde comprend facilement ce dont il s’agit, mieux vaut faire un rectangle plus grand qui contiendra « Calcul de la surface du cercle ».

Ce type d'écriture bouscule peut- être un peu vos habitudes, mais il présente l'avantage de rendre l'orga- nigramme lisible par d'autres. Lisible par d’autres, voilà une autre règle à se fixer, même si vous savez parfaite- ment que personne ne regardera jamais votre chef-d'œuvre. Un jour ou l'autre en effet, vous serez peut- être conduit à reprendre vous-même votre programme pour le modifier ; ce qui vous paraissait évident au moment de l'étude initiale doit rester ciair à la relecture de l'organi- gramme.

Dessin suivant : le losange qui représente un test, une question posée. C'est la seule boîte qui pré- sente plus de deux éléments de liai- son. Les autres figures ont, au pius, une entrée et une sortie. Le losange, lui, possède une entrée et deux sor- ties dont l'une est choisie en fonc- tion de la réponse à la question

mm. PAGE 26 - L'ORDINATEUR DE POCHE

L’organigramme un indispensable

jeu de pistes

posée par le test (oui ou non). Sur les quatre angles, celui du haut recoit toujours la flèche venant de la boîte précédente. Deux flèches repartent de deux des autres angles. On note au moins quel chemin sera emprunté si la réponse au test est « oui », l'autre sortie correspondant à une réponse négative (fig. ci- contre).

Il n'est pas très commode d'écrire à l’intérieur d’un losange, mais cela mérite un effort : il faut être précis sur l’objet du test, et donc bannir ici aussi les symboles et les variables pour écrire en français.

Le cinquième type de boîte est un rectangle barré de deux traits verti- caux qui signale que le traitement sera effectué par un sous- programme.

Reste un dernier signe, trop sou- vent ignoré et pourtant très utile. Il a la forme d'un crochet relié par un trait discontinu à l’une ou l’autre des boîtes décrites plus haut : on l'utili- sera pour fournir des éclaircisse-

sasef

ments sur le contenu de la boîte qu'il désigne. C'est, par exemple, le seul moyen de rendre lisible un organigramme truffé d'abréviations et de chiffres.

Suivez les flèches

Nous avons vu que les différents éléments composant un organi- gramme étaient reliés entre eux par des flèches qui matérialisent le che- minement de l'exécution. Leur tracé doit lui aussi répondre à des impéra- tifs de clarté. On portera une atten- tion spéciale aux flèches remontant vers le début du programme, car ce sont généralement elles qui appor- tent le fouillis. Dans tous les cas, on les écartera nettement du centre du dessin. Chaque fois que cela sera possible, on ies placera toutes d'un

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out ?

out

même côté en évitant les croise- ments qui gênent la lecture. Dans un organigramme aussi, circula- tion doit rester très fluide.

Connaissant maintenant les diffé- rentes pièces de cette sorte de jeu de construction, voyons comment elles s’agencent. Point de départ : le dossier de préparation. On doit donc avoir sous les yeux la fiche de recherche de finalité et la feuille est inscrit l'algorithme. Que cherchons-nous en fin de compte ? A représenter la solution du pro- bième sous l’angle d'un flux opéra- toire (c’est-à-dire de l'ordre dans lequel se déroulent les opérations}. Ce flux, qui peut apparaître de façon plus ou moins floue dans l'algo- rithme, doit maintenant se préciser.

Si le problème n'est pas trop compliqué, on peut commencer tout de suite à établir un organigramme détaillé. Dans le cas contraire, c'est- à-dire si l'on ne sait pas par quel bout commencer, on a tout intérêt à procéder en deux étapes, et à orga- niser d'abord un organigramme « de survol », une sorte d'ébauche figurent seulement les grandes têtes de chapitre de l'algorithme.

Pour le programme de bataille navale que nous avons préparé dans le précédent numéro de /'Op, cela donne une esquisse telle que celle de la figure 1.

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Generer fes coordonnées du Sous-morin

f Entrer le hr

Calcul de /a dsfance Fir - sous-marin

Analyser le coup

# Afficher /e resvllaf dy coup.

Parfre ou Coup Survanf

Figure 1

# Afficher Sen vue” # Afficher

“a /eou

Modifier /es coordonnees du sous-marin

Ca/cu/er /e crechon du Sous - marin

Enfreée fr suivanf

Afficher

le cirecfion

£nfrée fir sorivanf Figure 2

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Cet organigramme de « survol » ne nous ren- seigne pas sur tous les détails opératoires, mais il permet de clarifier les choses. Ainsi, nous remarquons que les trois premières boîtes actives (génération des coor- données du sous-marin, entrée du tir et calcul de la distance) ne poseront pas de problème particu- lier au niveau du flux opératoire. Le pavé « analyse du coup », en revanche, manque de détails. Nous allons donc l'explorer un peu plus finement en lui consa- crant Un organigramme particulier (fig. 2}.

Cet organigramme « d'approfondissement » nous fournit davantage d'éclaircissements sur les deux tests consécutifs et sur l'analyse du coup. C'est ce que nous vou- lions mettre en évidence. Mais il reste encore des pavés qui ne sont tou- jours pas détaillés

# Afficher

“coule

Préparer une aufre manche

Genérer aufres

coordennees

Sous - martr

«préparer une autre manche», « modifier les coordonnées du sous- marin », « calculer la direction du sous-marin »...

———— Garder une vision d'ensemble

Rien ne nous empêche de descen- dre encore plus dans le détail avec d'autres petits fragments d'organi- gramme. Cela peut être utile quand ces parties doivent comporter des tests ou des boucles. Remmarquez, dans le dernier dessin, les symboles de fin de zone ; ils indiquent à quel endroit de l'organigramme précédent le branchement doit s'effectuer.

À force de morceler ainsi les diffi- cultés, on finit par avoir une idée très précise de la construction du pro- gramme. S'il arrive que l’on perde le fil des opérations à un endroit quel- conque, il suffit de remonter au niveau hiérarchique supérieur. On reprend alors la descente en ayant repris ses points de repère. Avec cette méthode, il y a peu de risques de se perdre définitivement en route. Quelle que soit la complexité du pro- blème, on peut toujours le décompo- ser sans perdre une vision d’ensem- ble.

À la fin de cette plongée dans les détails, on se trouve en présence de plusieurs feuilles. C'est avec tous ces segments d'organigramme, inégale- ment approfondis, que l’on peut enfin construire l'édifice final, autre- ment dit l'organigramme « de syn- thèse ». {| regroupe sur un même dessin les grandes lignes et les por- tions difficiles décrites en détail. Tous les branchements doivent y figurer, et l'on n'oubliera pas d'y reporter les remarques utiles.

C'est cet organigramme de synthèse que l'on conserve. Cons- truit, comme nous venons de le voir, avec soin, par étapes, il doit se suffire à lui-même. A titre d'exercice, je vous suggère de créer un tel organi- gramme pour notre jeu de chasse au sous-marin. Si c’est la première fois que vous vous lancez dans ce genre d'exercice, vous serez sans doute étonné de constater qu'avec de la méthode, c'est beaucoup plus facile que vous ne le pensiez. Et je vous donne rendez-vous dans un prochain article.

C1 Xavier de La Tullaye L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 27 me

Quand une HP-41 vous tient la jambe

Voici, c’est le cas de le dire, un programme conversationnel : il vous permettra de dialoguer avec une 41CV ou une 41C dotée de son module quadruple. Vous pouvez lui confier tous vos petits secrets, elle n'ira pas les répéter.

B Utilisateurs de la 41 C, les non- existent et autres a/phadata ne vous émeuvent plus. Un memory lost intempestif vous étonne à peine. Votre HP reste laconique et distante et vous n'avez pas encore trouvé le moyen de la mettre à l'aise.

Et pourtant if suffit de charger les 594 pas suivants pour la tutoyer à volonté. Un nombre compris entre zéro et un exclu suivi de XEQ « SIG- MUND» (c'est le prénom du pro- gramme) l’éveille aussitôt et les pré- sentations commencent : «qui êtes- vous

Frappez votre nom sur 24 caractè- res au plus, puis pressez sur R/S. Dès l'apparition des trois petits points à l'écran, votre HP vous écoute. Pour lui parler, il suffit d'entrer un par un chaque mot (6 caractères maximum) suivi de R/S. Le programme “A" enregistre vos dires dans les mémoires 16 à 26.

Attention, le point d'interrogation est un mot à part entière. Quant à l'espace, il sert à effacer au besoin le dernier mot introduit. Pour mar- quer la fin d’une phrase, il suffit de presser sur R/S deux fois de suite. Le programme analyse alors les sujets, les verbes et les complé- ments. ll se méfie même des propo- sitions subordonnées. Mais «Siggy» (c'est le surnom du programme) est de nature douce et compréhensive. Si cela vous dit, allongez-vous sur un canapé : il prépare une réponse à sa manière en fonction de ce que vous venez de lui dire, et même si vous l'avez mis en cause. Je vous recommande de ne pas vous dépar- tir de votre bonhommie. N'allez sur- tout pas vous vexer, continuez plu- tôt le dialogue.

MA MÈRE N'ÉTAIT ŒU'UNE SIMPLE

CALCULATRICE PROGRAMMABLE ,

ALORS Vous COMPRENEZ, EE

AVAÏT Mis TOUS SES ESPOIRS EN HO

PAGE 28 - L'ORDINATEUR DE POCHE

La machine analyse mot à mot vos confidences qui apparaissent à l'écran, elle mûrit calmement sa réponse puis elle se jette à l’eau. Si elle a compris, c’est très simple. Mais si vous l’intriguez, elle redou- blera de questions, et c'est naturel. Vous pouvez essayer de vous retrancher derrière des «je ne sais pas», mais elle cherchera avec insis- tance à obtenir une réponse de votre part. Cela dit, c'est à vous qu'il revient de mener la conversa- tion, et même si vos propos lui paraissent obscurs, il ne vous en sera pas tenu rigueur.

——— Quelle opinion —— a-t-il sur vous ?-——

De longs entretiens avec Sigmund vous montreront qu'il n’est pas tou- jours dépourvu d'humour et qu'il lui arrive de s'adapter assez bien à son interlocuteur. Si vous voulez savoir

“ce qu'il pense de vous, frappez «??»

R/S, et il vous délivre son jugement «votre ego semble rêveur», «un jour peut-être vous pourrez en être fier» (...) «passionné, je vous note 12/20», «à vous de jouer : notez- moi». Je ne vous dirai pas la note que je lui ai attribuée, mais après R/S, sa réaction fut vive.

N'hésitez pas à sortir des sentiers battus, essayez de piéger votre HP : il y a moyen d'y parvenir. D'origine américaine, la machine ne possède pas le français à la perfection, et il lui reste quelques souvenirs d'anglais. Si cela se manifeste, relancez le programme avec XEOTA.

Enfin, ne cherchez pas à savoir comment fonctionne le programme, sauf, bien entendu, si vous voulez l'améliorer. Vous perdriez l'effet de surprise produit par les réponses souvent inattendues de la machine.

O) Michel Arditti

18 - NOVEMBRE 83

Sigmund Programme pour HP-41CV Size 027

Auteur Michel Arditti Copyright l'Ordinateur de poche et l’auteur

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RL 5 + KE=YT °PASSIONHE" X2v7 "INQUIET"

“h: JE VOUS NOTE" BEEP ANIEN RIL A1 12 + 8 + FIL Hi" ARCL X “+/26" AYIEM SEO 33 AVIEK BEEP "HOTEZ-M91:* Kt? ED 37 #97 HER 31 (9? XEG 44 LASTE - KC8? “JE L ESPERAIS-" PROMPT END

PROMPT LASTX - LAST4 -

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 29

coup d'œil sur.

Le FX-802 P

Il est difficile de décrire

ce nouveau poquette sans en évoquer un autre. Sous la belle carrosserie du 802 P se cache en fait un PB-100 à la mémoire

étendue (1568 octets programmables) et doté de quelques améliorations dont une imprimante incorporée. Son prix : environ 1500 FF ttc.

CASID Ex. #02P

SOCOSOODE

DOGGOCOOC!

SOS0000T 5

Quoi de neuf

M Le nouveau FX-802 P de Casio est présenté dans un élégant coffret bieu foncé, à couvercle rabattable, commode pour le transport de la machine. Ce coffret rigide contient, en plus du FX-802, deux bobines de papier thermique, un chargeur pour les accus alimentant l'imprimante, un manuel d'instructions en deux parties (versions allemande et française), un recueil de programmes en français comptant 152 pages et une grille sou- ple de plastique transparent qui s'adapte sur le clavier de la machine.

Cette grille porte l'inscription de 52 des 114 caractères disponibles sur le FX-802 P : il était impossible de les faire figurer sur le clavier, déjà chargé en indications de toute sorte.

[La touche F——— comme « fonction »

A la prise en main, le nouveau poquette de Casio donne une bonne impression de robustesse, Ses dimensions (173 x 90 x 20 mm) sont, exception faite de l'épaisseur, com- parables à celles du FX-702 P. Cela étant, c'est avec le PB-100 qu'il a le plus de points communs. On peut même le décrire en quelques mots : le FX-802 P est en fait un PB-100 doté de l'extension d'un Koctet, de

% PAGE 30- L'ORDINATEUR DE POCHE

À Le FX-802 P

grandeur nature

mn”

HS DAT “ré

ee] RENE 15 ÿarter

LAB RETIRE.

L'ordinateur s'ouvre en portefeuille.

Sur la plaque du haut, on remarque

la masse blanche des accumulateurs et la petite molette réglant le contraste de l'affichage. En bas, à gauche l'imprimante. ue

CASIOr:-802

18- NOVEMBRE 83

1QFx-502P AGE LA CU A DR

Ci-dessus, l'imprimante côté

mécanique, et ci-dessous côté résultats : sortie d’une liste de programme.

18 - NOVEMBRE 83

l'imprimante FP-12, d'une touche F {comme fonction), et d'un clavier amélioré.

La mise sous tension se fait au moyen d'un interrupteur placé sur le côté droit de la machine, juste à côté d'un potentiomètre réglant le con- traste de l’afficheur : voilà qui est bien vu. L'ordinateur proprement dit est alimenté par deux piles au lithium de type ‘pastille, les accus étant réservés au fonctionnement de l'imprimante.

Grâce à la touche F, on obtient, en deux pressions de touche seulement, les fonctions préprogrammées (COS, ASN, TAN, LOG, CSR, etc...) qui doivent être tapées en toutes lettres sur le PB-100. De la même façon, la touche S permet d'entrer en deux pressions de touche, la plupart des instructions du Basic.

sn or

En mode . {graphique étendu”), l'utilisateur dispose de l'alphabet en minuscules : le préfixe F sert alors à obtenir les caractères en majuscules sans qu'il soit nécessaire de changer de mode, et le préfixe S donne accès aux caractères graphi- ques tels que %, Q, x, [], @, ©, etc.

D'une façon générale, le clavier est bien conçu et il est agréable d'emploi : on retiendra, entre autres choses, la largeur très judicieuse de la touche EXE et de la barre d'espace.

Au chapitre de la programmation, on retrouve les dix zones de pro- grammes, PO à P9, chères à Casio {voir les FX-602, 702 et le PB-100). Concernant les instructions du Basic, le traitement des chaînes de caractè- res, la façon dont sont organisées les variables, etc., il n'y a rien à rajouter à ce qui a été dit dans le ‘Coup d'œil‘’sur le PB-100 (/Op 10). Si l'on met de côté la touche ‘’F”" dont nous avons parlé plus haut, on ne relève aucune différence.

Aucune différence notable non plus dans la vitesse d'exécution des programmes : une boucle FOR 1 = 5000 TO 0.5 STEP -0.5: NEXT | est parcourue en un peu plus de 60 secondes. Cela représente 10 000 ité- rations : le FX-802 P est donc, comme le PB-100, très rapide pour une machine de poche.

Le FX-802 P est doté d'origine d'une mémoire de 1568 octets et il n'a pas été prévu pour recevoir des modules d'extension de mémoire vive ou morte. La machine corres- pond donc bien à un PB-100 compre-

nant d'origine le module d'extension de mémoire et l'imprimante incorpo- rée. Cette imprimante (papier thermi- que de 37 mm de large) permet d'obtenir jusqu'à 3 000 lignes en con- tinu entre deux recharges des accu- mulateurs.

Pour lister le programme se trou- vant dans l’une des dix zones de la mémoire, deux options : condensée {mode ’’WRITE'"}) ou aérée, et plus lisible (mode RUN). L'ordre LIST A, par ailleurs, permet de lister lensem- ble des programmes. On peut égale- ment conserver une trace écrite des calculs effectués au clavier ou des différents affichages obtenus par programme (messages et résultats). A noter que les ordres pilotant l'imprimante sont programmables.

La sauvegarde des données et des programmes sur bandes ou cassettes magnétiques s'effectue via l'interface FA-3 (250 FF) compatible également avec le PB-100. Une fois connectée à cette interface, les accus du FX-802 ne peuvent plus être ravitaillés par l'adaptateur-secteur ; dans certains cas, et en particulier pour lister des fichiers enregistrés sur magnéto- phone, cela fera perdre un peu de temps.

Une formule —— qui se défend bien——

Accompagnant la machine, le manuel d'instructions (150 pages pour la version française) devrait per- mettre à tout utilisateur un peu averti de faire le tour du 802 P sans diffi- culté, mais il ne s’agit pas d’un cours d'initiation au langage Basic. Autre document d'accompagnement, la bibliothèque de programmes est d’un bon niveau et chacun pourra y glaner ici ou des idées. On y trouve en effet 73 programmes dans des domaines variés (mathématiques, jeux, médecine, opérations bancai- res, etc.). Dans la plupart des cas, le programme est fourni avec son mode d'emploi, la liste des variables utili- sées, les formules mises en œuvre et un exempie d'exécution.

Si l’on additionne les prix du PB- 100, du module d'un Ko et de l'impri- mante FP-12, on obtient à peu de choses près le prix du FX-802 P, soit environ 1500 FF. En fin de compte, cette formule ‘tout en un'’ est une option qui se défend bien, d'autant qu'elle offre en prime la touche ‘’F” et un clavier plus agréable.

Olivier Arbey Michel Arditti

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 31

Faire place nette

dans la mémoire du PC-1251

Quelques termes qui méritent une explication

M Essayez de vous imaginer la mémoire d'un ordinateur comme une longue rue se succèdent des milliers de petites maisons, si petites en fait que nous parle- rons de cases. Toutes ces cases ont un numéro, et c’est ce numéro que l’on appelle une adresse : il ne sert à rien d'autre qu'à.identifier chaque case de la même façon que le numéro d’une rue permet au service des postes de distribuer à qui de droit les lettres qui lui sont ‘’adressées’”’.

Que trouve-t-on dans une case donnée ? En tout et pour tout un nombre com- pris entre 0 et 266 inclus, ce qui représente 256 valeurs différentes, soit 28 nom- bres possibles : c'est 'octet. À chaque adresse donc, un octet.

Pour prendre connaissance de la valeur se trouvant à une adresse donnée, on utilise l'instruction PEEK suivie de l'adresse en question. C'est ainsi que, le plus souvent, PEEK 47152 ENTER affichera sur l'écran du PC-1251 la valeur 255 qui, dans le cas présent, indique le début de la zone de programme. De la même façon, À = PEEK 47152 ENTER stocke dans la variable A la valeur prise par l'octet ’casé”’ à l'adresse 47152.

Quand l'adresse est située dans une zone de mémoire morte, il est impossible de changer la valeur qui s’y trouve inscrite : on ne peut que consulter le contenu de la case. L'instruction PEEK est alors la seule efficace. et encore, car il arrive parfois que le constructeur de l'ordinateur ait tenu à garder secrètes certaines zones de la mémoire morte. C'est apparemment ce qui se produit sur le PC-1251. Sharp annonce 24 Koctets de mémoire morte {c'est-à-dire 24 x 1024 octets = 24576 octets}, mais il reste 8 Ko (8192 octets) que l’on ne parvient toujours pas à retrouver. Que contiennent-ils ? Mystère.

Dans le cas de la mémoire vive, on peut non seulemerit lire le contenu des cases avec l'instruction PEEK, mais on peut aussi le modifier, grâce à POKE. Vous pou- vez le vérifier très facilement. En mode PRO, faites NEW, puis entrez la ligne : 1 PRINT “DEBUT”' ENTER. Dans la case 47154 se trouve inscrit le nombre des dizaines et des unités de la première ligne de votre programme. Si vous demandez ""PEEK 47154", vous obtiendrez 1 en réponse : le programme débute en ligne 1. Mais faites maintenant ‘’POKE 47154,5 ENTER” et listez votre programme. Il est devenu : 5 PRINT “’DEBUT”. De nouveau POKE 47154,1 ENTER, et vous le retrouverez dans son état initial.

Voilà pour les adresses. Mais qu'en est-il des pointeurs ? Eh bien, les pointeurs correspondent justement à certaines adresses dont l'ordinateur a besoin pour effectuer son travail : dans quelles cases trouvera-t-il le.début et la fin du pro- gramme qu'il doit exécuter, dans quelle case trouverà-t-il le début de la zone des variables, etc. ? Toutes ces indications sont enregistrées dans certaines cases qui ont, elles aussi, une adresse.

Ce qu'il faut bien comprendre ici, c'est qu’au total le nombre de cases est si élevé elles se comptent par dizaines de milliers pour le 1251 qu’une seule case, Un seul octet (autrement dit une valeur comprise entre Q et 255) ne suffit pas pour enregistrer une adresse : il faut en fait utiliser deux octets pour identifier une case, pour coder une adresse,

C’est la raison pour laquelle les quelques pointeurs dont nous parlerons occu- pent toujours deux adresses, deux cases consécutives, L'une de ces cases con- tient l’octet dit de poids faible : il indique si le numéro de la case se termine par 0, 1,2, 8, (...), 254 ou 255. L'autre case contient l’octet dit de poids fort. On multi- plie la valeur de ce dernier octet par 256 et on l’additionne à celle de l'octet de poids faible. La somme de ces deux valeurs correspond à l'adresse recherchée.

Autre précision importante : lorsque l’on utilise les instructions PEEK, POKE (et CALL, mais c’est une autre histoire}, il est souvent commode de ne pas compter en système décimal. Quand il précède un nombre, le symbole & indique que ce nombre est hexadécimal (base 16). Cela dit, les instructions PEEK, POKE (et CALL) peuvent être utilisées avec des nombres décimaux. Ainsi PEEK & C6E2 (base 16) équivaut à PEEK 50914 (base 10).

Sur le PC-1251, pour convertir un nombre hexadécimal en son équivalent déci- mal, il suffit de l'afficher en mode RUN (&C6E2, par exemple} et de presser sur ENTER. On obtient aussitôt le nombre décimal correspondant. me)

PAGE 32 - L'ORDINATEUR DE POCHE

Les tableaux de variables à plusieurs dimensions occupent beaucoup de mémoire. Il existe un moyen de programmer leur effacement quand ils ne servent plus à rien. On a aussi intérêt

à ce que la plupart

des utilitaires s'autodétruisent après exécution.

M En complément à l’article d'’intro- duction (/’Op 13, page 55) sur la mémoire du PC-1251, voici une petite étude portant sur quelques-uns des pointeurs de l'ordinateur et débou- chant sur des programmes utilitaires. Pour commencer, nous rappelons dans le tableau de la page suivante comment est constituée une partie de la mémoire vive du 1251,

Chacun des pointeurs dont nous allons parler est noté sur deux octets : octet de poids faible (A) en premier puis octet de poids fort {B). Pour reconstituer l'adresse qu'ils indiquent, il suffit d'effectuer la somme À +256 B.

Le pointeur du début de pro- gramme se trouve aux adresses & C6ET et & C6E2 ce qui équivaut à 50913 et 50914 en décimal (1}. Si l'on demande PEEK & C6E1 ou PÉEK 50913 (ce qui revient au même), on obtient l'octet de poids faible : 48 en système décimal. PEEK & C6E2 ou 50914 donne l'octet de poids fort : 184. L'adresse du début de programme est donc 48 + (256 x 184) 47152.

Le pointeur de fin de programme

{1} Dans la suite de cet article, pour les distin- guer des nombres écrits en base 10, nous Signalerons les nombres hexadécimaux soit en les faisant précéder du signe &, soit en les faisant suivre d'une petite lettre h placée entre parenthèses.

18 - NOVEMBRE 83

ee Adresse |

hexadécimale| décimale

Mémoire vive du PC-1251 : une partie de la carte

donne l'adresse de l'octet FF{h;, soit 255 en décimal, qui indique se termine la zone de mémoire vive occupée par le programme. Après un NEW, il contient donc en 50915 la valeur 49 et en 50916 la valeur 184. Et en effet 49 + (256 x 184)= 47153 ; autrement dit la fin

18 - NOVEMBRE 83

Contenu

48 octets du mode réserve

B830 FFhi: soit 255 C6E1 et {début du programme} C6E2 Programme x FFiny Soit 255 C6E3 et {fin du programme) C6E4 Zone libre Début de la C6FC et

zone des tableaux Fin de la zone des tableaux Début de la zone des mémoires fixes

Eee)

C6FD

de programme se situe immédiate- ment après le début.

Le pointeur de tableau, quant à lui, donne l'adresse du premier octet utilisé par les tableaux. Après un CLEAR, il contient 208 (octet de poids faible) en 50940 et 197 en 50941. La pseudo-variable MEM est calculée par la formule : « début de zone des tableaux » « fin de pro- gramme » 1; soit: (PEEK & C6FC + PEEK & CG6FD » 256) (PEEK & CGE3 + PEEK & C6E4 « 256) 1.

Voici quelques utilisations immé- diates de ces pointeurs. Après un NEW malencontreux, on peut récu- pérer un programme en « pokant » . en 47153 la valeur Ex) x est le numéro de la centaine de la pre- mière ligne. Si le numéro de la ligne est inférieur à 100, on fera donc : POKE 47153, & E0 ENTER, ou {c'est égal) POKE 47153, 224 ENTER. Il faudra aussi poker à la fin du pro- gramme un FFih) et rétablir dans le pointeur de fin de programme l'adresse convenable. Si l'on oublie cette dernière étape, le programme tourne, mais on ne peut pas le lister et tout nouveau programme l'écrase.

Libérons de la place

Sur le PC-125t, comme sur la plu- part des poquettes, on est vite à l'étroit quand on utilise plusieurs tableaux de variables. Certains Basics permettent de « libérer » un tableau après qu'il ait été utilisé. On récupère ainsi de la mémoire vive pour éventuellement définir un ou plusieurs nouveaux tableaux avec l'instruction DIM.

L'utiitaire proposé ici détruit sim- plement le dernier tableau déclaré et peut être utilisé plusieurs fois dans un même programme on veillera seulement à ne pas l'appeler s'il n'y a pas de tableau à libérer. On trou- vera päge suivante un programme de démonstration illustrant le fonc- tionnement de cet utilitaire de 75 octets qui n'occupe que la ligne 900 et que l’on peut, si l’on veut, char- ger par MERGE après n'importe quel

L'OP ET MOi-MÈME , SOMMES HEUREUX D'AVOIR PU VOLS OFFRIR CETTE SCÈNE FABU- LEUSE DE LA VIE SECRÈTE

4

DU PC 4851 ,,.

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 33

Libération de tableaux sur PC-1251 Programme de démonstration Auteur Hervé-Louis Moritz Copyright l’'Ordinateur de poche et l’auteur LSPRINT = LPRINT 1QB8:REM LIBERATION 181:PRINT “fQ1 MEM="5 MEN 110:DIM B$(9)*5 LIL PRINT ‘111 MEM=*; MEN 129:DIM C(4s3) 121SPRINT °121 MEM=°3 MEN 139:Dim L(4»9) 1315 PRINT "131 MEM 148: GOSUB ‘L° 141: PRINT ‘idi MEN 159:Dim D(5) 1915PRINT ‘151 MEM 164:D1Im C$(4) 161:PRINT ‘iél MEM 178: G0SUB ITLSPRINT | MEr i89:GOSUB 181:PRINT MEM 268:END 9aB:°L'sI=&RCHFCI:K=256:A= K* PEEK (I+1)+ PEEK I+i:A=û+Kx PEEK 4+ PEEK CÂ+1)+2: POKE I sA-Kx INT CA/KDs INT (CA/K): RETURN

MEM="

MEM="3

MEM=°:

MEM=°$

vL" “iTi mEM="5 “Lv

°181 MEM=";

Pour une utilisation sans impri- mante, on remplacera la ligne 1 par 1: PRINT = PRINT.

programme. Pour libérer le dernier tableau entré, it suffit de faire GOSUB « L ».

—— Effaçons ————— les utilitaires

Passons maintenant à une autre façon de récupérer de la mémoire vive. Quand on a exécuté un utili- taire (comme Pass, par exemple, de l’Op 10}, on n’a aucune raison de le conserver en mémoire. On peut donc le construire de telle sorte qu'il disparaisse de lui-même.

A titre d'exemple, je reprends le programme Pass. Si l'on a un pro- gramme protégé, on merge Pass puis on fait RUN « PASS » ENTER.

PAGE 34 - L'ORDINATEUR DE POCHE

Quelques explications sur le sous-programme de ia ligne 900

1 = & C6FC : adresse du pointeur contenant le début de la zone tableau. K = 266 : on.utilise cette variable pour économiser la mémoire, le facteur 256,

soit 100,,;, sortant souvent. A.= K + PEEK {1 + 1} + PEEK I + 1

: a variable A reçoit l'adresse de début

de tableau‘ + 1, deuxième octet de la déclaration de tableau. A = À + K » PEEK À + PEEK (A + 1) + 2 : A contient maintenant l'adresse

début de tableau. POKE 1, A-K:INT (A/K), INT (A/K) :

tableau, et le dernier tableau est libéré.

on a modifié le pointeur de début de

Pour comprendre le fonctionnement de ce sous-programme, il faut connaître le protocole de déciaration d'un tableau. Soit le tableau DIM C$ (2,8) + 10. Il occupera .(2 #1} x (8+1)x10=270 octets pour le tableau, auxquels s'ajoutent 6 octets de déclaration : total 276 octets.

Ces 6‘premièrs octets sont :

AE PAT

"On Th

OBh) On}

nom : de la variablé

longueur du tableau + 3

Déroulément du programme

MEM=3172. mEM=312;. MEM=2955. MEn=2589. MEM=2995. MEm=2991. MEM=2815. MEM=2981, mEm=2955.

iti 121 131 14i 151 161 171

Comrhentaires :

« ligne 101:: pas de tableau déclaré ; il reste 3172 octets.

. ligne 111 : le tableau B$ occupe 9 x. 5 +:6 = 51 octets ; reste 3121 octets.

° 121 : tableaux B$ et C ; C occupe (5 x°4) x 8 + 6 166 octets ; reste 2955octets.

e. 131: tableaux B$, C et L; L occupe, (5° x, 9) x 8 + 6 = 366 octets ; reste 2589 octets.

e 141:: tableaux B$ et C.; L est libéré ‘et l'on retrouve 2955 octets.

e 151: tableaux: B$, :C et D: D a x°8.+ 6.= 54 octets; reste . octets. ‘e:161 :stableaux B$, C, D et C$: C$ occupe 5.x 16.+ 6 = 86 octets ; reste 28165 octets.

e 171 :,tableaux B$, C et D : C$ est fibéré ; reste 2901 .octèts.

«181 : ‘tableaux, B$'et C ; D a été Jibéré et l’on:retrouve 2955 octets.

On remarque que déclaration par

DIM ‘et. les lbérations par le sous- programme « L'» se font sur le prin- icipe LIFO (abréviation de l'anglais Läst In First Out, sôit.en français : dernier, eritré, premiér à sortir). L'image erdinairement retenue pour :décrire ce proceséus est celle d'une pile d'aséiettes’; on retire les assiettes du haut dans l'ordre inverse elles ont été émpilées.

2e dimension

1 dimension

longueur

Après exécution, on déprotège le programme et l’on constate que l'utilitaire a disparu. La seule modifi- cation par rapport au programme de Op 10 concerne la ligne 992. Voici comment fonctionne cette ligne :

e K = 256 (constante) ;

e | = & C6E3 adresse du pointeur de fin de programme ;

e P = PEEK 1 + K PEEK {1 + 1) = position du code FF4) de fin de pro- gramme ;

e P = P 132 : on retire la lon- gueur du programme Pass (132 octets) ;

e POKE I, P—K INT (P/K), INT {P/K) : on restaure le pointeur de fin de programme ;

e POKE P, 255 : on replace l'octet FF de fin de programme.

Annulation d’un mot de passe

Programme pour PC-1251

Auteur Hervé-Louis Moritz

Copyright l’Ordinateur de poche

et l'auteur

999: "PASS"

991:FO0R I=Q TO 7:2= PEEK (1+59560):J=1+8C698:

NEXT I

POKE Js2: 992:K=256: I=8C6E3:P=

PEEK I+Kx PEEK CI+i)

tP=P-132: POKE I»P-K

* INT (P/K)s INT <P/ Ki: POKE P:2955

333: PRINT "PASS= °rA$: END

On peut bien évidemment utiliser ce procédé pour tous les utilitaires, en remplaçant seulement, dans la formule P=P-132, 132 par le nom- bre d'octets de l'utilitaire.

C1 Hervé-Louis Moritz 18 - NOVEMBRE 83

Navigation : les courants d’eau et les courants d'air...

Les bateaux ne vont pas sur des rails : le vent, les courants les font dériver. Il est très difficile d'estimer leur route vraie par rapport au fond.

Il existe un cas cependant cette estimation est particulièrement simple. (Programmes pour TI-58/59 et FX-702 P)

BH Pour connaître la route vraie sui- vie sur le fond par son bateau, le marin en est presque toujours réduit à des estimations. La route vraie est en effet la somme algébrique du cap vrai d'une part, et de la dérive totale d'autre part. Or cette dernière est pratiquement impossible à mesurer : en réalité, elle se compose de deux angles.

Mais va-t-on au juste ?

En premier lieu, le vent fait dériver le bateau en travers de son axe d'une quantité difficile à évaluer car elle est fonction à la fois de l'angle que le vent fait avec l'axe du bateau, de la surface offerte au vent et de la force (ou la vitesse) du vent lui- même. Cette surface est à prendre

18 - NOVEMBRE 83

dans sa totalité : pour le voilier, bien sûr, c'est avant tout la surface de la voilure, mais pas uniquement.

H faut aussi tenir compte de tout ce qui dépasse de l'eau, de la coque, des superstructures, de la mâture qui offrent au vent une sur- face à ne pas négliger et que l'on appelle le « fardage ». On oublie trop souvent que la prise du vent sur le fardage fait également dériver les bateaux à moteur, et cela d'autant plus qu'ils sont plus hauts sur l'eau.

Cette première dérive (appelons-la D1) est celle que le bateau subit par

4

rapport à l'eau. Elle permet de con- naître la route en surface (voir fig. ci-dessous). Malheureusement, dans la plupart des cas, la route en surface n’est pas la route vraie : un deuxième facteur intervient.

Entraîné par les courants

Si le bateau se déplace par rap- port à l'eau, l'eau elle aussi se déplace souvent par rapport au fond : il faut tenir compte des cou- rants. Les courants entraînent tout ce qui flotte. Soit VS la vitesse en surface. Le courant (Ct) fait dériver le bateau par rapport au fond d'un angle D2 d'autant plus grand que VS est plus faible, que Ct est plus fort et que l'angle entre les deux est plus important.

La formule qui s'applique ici est :

Cv étant le cap vrai et D1 la dérive au vent, l'angle RS représente la route en surface du bateau.

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 35 “um

RV = RS + D2 (voir fig. ci- dessous}. Rappelons que la route vraie, RV, est comptée positivement vers l'Est à partir du Nord vrai de 0 à 360°, et que les dérives sont comp- tées à partir de l'axe du bateau posi- tivement vers la droite et négative- ment vers la gauche (oui, oui... tri- bord et babord).

Route vraie (3 relèvemenis) Programme pour TI-58, 58 C et 59 Auteur Lucien Strebler

Copyright l'Ordinateur de poche et l'auteur

RV

D" D

L'angle D2, dérive du courant, est, entre autres, fonction de la vitesse en surface du bateau (VS) et de celle du courant (Ct}. La route vraie est égale à la somme aigébrique de la route en surface et de la dérive due au cou- rant.

On comprend maintenant pour- quoi il est difficile de connaître exac- tement la route vraie d'un bateau. Cela étant, si l’on dispose d'un point fixe visible, et même s'il est inconnu, même s'il n'est pas porté sur la carte, il existe un moyen sim- ple de faire une mesure directe de la route vraie sur le fond.

FN CO ut

it suffit de relever ce point fixe à trois moments différents et de con- fier les calculs à un micropoche. On effectue donc trois relèvements R1, R2 et R3 aux heures H1, H2 et H3. On entre ensuite ces six données dans l'ordinateur et il vous renvoie presque instantanément la route vraie sur le fond...

Bien entendu, comme vous cher- chez à connaître votre route vraie par rapport au Nord géographique, vous devrez utiliser des relèvements vrais : vous devrez donc retrancher la déclinaison magnétique Ouest (comme elle l'est dans nos régions). C'est important, car si vous utilisez directement la lecture du compas de relèvement compensé, vous obtien- drez une route dite « magnétique » qui n'est guère pratique et, en con- séquence, rarement utilisée.

PAGE 36 - L'ORDINATEUR DE POCHE 18 - NOVEMBRE 83

Route vraie (3 relèvements) Programme pour FX-702 P

Auteur Lucien Strebler

Copyright l'Ordinateur de poche et l'auteur

16 PRT ROUTE 3 RE LENEN, LA

28 IP FHINGE dé: H=R: TE te 2R: HET NIGER 5 ÿti=N

g [HP ?EÈ 1NIGSE 6 BP RJ" 1IF RG

4 E=I-Htl

HA

RPC Rif! VF CE VTT SET FLPRT PROU

Prenons un exemple. On aperçoit sur la côte un point inconnu, mais remarquable, sur lequel on effectue

- les trois relèvements suivants : 10h11, 039° ° à 10h 36, 357° e à 11h 08, 292°

La déclinaison magnétique étant de Ouest, il faudra retirer à chaque relèvement. On obtiendra

18 - NOVEMBRE 83

donc respectivement : 0379, 355° et 290°. Avec les heures correspon- dantes (H1, H2 et H3), ce sont ces trois données (R1, R2 et R3) que l'on fournira au programme pour obtenir en réponse la route vraie qui, dans notre exemple est 729,3. Si, malgré tout, on préfère cette solution, on peut aussi bien entrer les relèvements magnétiques et faire la correction sur le résultat.

Pour être plus précis

Mais dans tous les cas, on veil- lera à ce qu'il y ait au moins une soixantaine de degrés entre le pre- mier et le dernier relèvement : c'est indispensable si l'on veut s'assurer d'une précision convenäble. Plus cet intervalle se rapprochera des 90°, plus la précision sera grande.

Elle sera meilleure encore si l'on prend plusieurs groupes de trois relèvements (R1, R'1, R°1, puis R2, R’2, R”2, et enfin R3, R'3, R'3 par exemple). Ces divers relèvements

pourront être traités, trois par trois,

À vos risques et périls

Comme pour tous les logiciels: sus- ceptibles d'être appliqués à des situa- tions sérieuses, les programmes pré- sentés ici devront être entièrement tes- tés avant d’être utilisés autrement que

dans le cadre d'une simulation. Le lecteur vérifiera donc que les résultats fournis par ces programmes sont tou- jours exacts avant de les employer pour piloter une embarcation réelle.

©] NDLR

dans le désordre le plus complet sous réserve que, dans chaque groupe, on ait au moins une soixan- taine de degrés de différence entre le premier et le dernier relèvement. On disposera ainsi de plusieurs résultats que l'on pourra comparer entre eux : deux, trois, quatre pré- cautions valent mieux qu’une !

Sur les TI-58/58 C et 59 comme sur le FX-702 P, les heures seront entrées selon le format HH.MMSS et les relèvements seront entrés exprimés en degrés décimaux. La liste de chacun des programmes est accompagnée de son mode d'utilisa- tion.

Ainsi, malgré les vents et les cou- rants, en relevant trois fois de suite un point immobile et en confiant à un ordinateur de poche les calculs qu'il fait plus vite que vous, vous saurez très facilement quelle est votre route vraie.

[] Lucien Strebler

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 37

Qu'y

a-t-il

dans un PC-1500

quand on l’ouvre ?

Vous êtes curieux de savoir ce qui se cache sous le capot

du PC-1500 ?

Nous avons réuni le matériel nécessaire pour faire un reportage à l'intérieur de ce

poquette : un crayon, du papier, un tournevis, un appareil photo et

un PC-1500 sacrifié. Comme vous allez le voir, le boîtier de cet ordinateur est loin

d'être vide...

PAGE 38 - L'ORDINATEUR DE POCHE 7

“tapant éess

Æ Avant d'ouvrir le PC-1500, j'éprouvais un mélange d'inquiétude et d'impatience. L'impatience était justifiée par l'espoir de découvrir un beau système et une technologie avancée : je n'ai pas été déçu. L'inquiétude reposait sur la com- plexité du matériel. Allais-je pouvoir m'y retrouver ? Nous sommes loin, du seul point de vue technique, du premier démontage, celui de la TI-57 dans le 6 de /’Op. Le PC-1500

Huit vis à retirer, et l'ordinateur s'ouvre comme un livre.

On remarque que le

bon vieux fil électrique

a été largement utilisé pour assurer les liaisons qui ne tenaient pas

sur les circuits imprimés.

18 - NOVEMBRE 83

à

est, malgré sa taille réduite, un ordi- nateur aux possibilités très larges.

Début de l'attaque. Je commence par enlever les deux couvercles des compartiments de piles et d'exten- sion de mémoire. C'est un geste que les utilisateurs de PC-1500 ont cer- tainement accompli plusieurs fois. En passant, je remarque deux gros contacts métalliques, sur le fond du boîtier, à l'opposé du compartiment des piles. À quoi peuvent-ils bien servir ? Après ouverture, je saurai qu'ils réalisent une connexion de masse avec l'imprimante/interface- cassette.

Un système d'assemblage astucieux

Cinq grandes vis sur le fond du boîtier et trois petites dans le loge- ment des piles. Aucune chausse- trappe au moment de l'ouverture et en particulier pas de crochets plasti- ques : les corps avant et arrière s'ouvrent aussi facilement qu'un livre. Vissé au fond de chaque corps, un circuit imprimé en verre époxy, avec des pistes recouvertes d'or, le tout étant protégé par un vernis isolant.

Deux nappes de connecteurs sous

18 - NOVEMBRE 83

Le corps arrière et le circuit imprimé.

mylar effectuent les jonctions entre les deux circuits. Un système d'assemblage astucieux évite de recourir au fer à souder pour séparer les deux corps. Sur le circuit du corps arrière, les nappes sont main- tenues par des pinces métalliques qui les pressent par l'intermédiaire d'un bloc de plastique. Pour démon- ter, il suffit de faire sauter les pin- ces. Pour remettre en piace, c'est un peu plus compliqué car il faut obtenir un bon centrage. Des trous, dans le circuit et ies nappes, facili- tent l'opération.

Nous pouvons maintenant ne conserver que le circuit imprimé du corps arrière, pour l'examiner en détail. || est découpé sur un côté de façon à laisser passer le logement des piles qui occupe presque le cin- quième du volume du boîtier. La partie du circuit imprimé qui avance sous les piles supporte la prise d'ali- mentation secteur. Juste à côté, on remarque Un gros circuit intégré, plat, d'où sortent quatorze broches. C'est le système de régulation et de division de tension de l'alimentation. est complété par quelques compo- sants extérieurs : trois diodes de protection (en cas d'inversion de piles), deux «gros» condensateurs pour maintenir la mémoire pendant le remplacement des piles, une ther- mistance. Par aïlleurs, un potentio-

mètre permet de régler la tension de sortie et une résistance ajustable modifie le courant de l'afficheur.

À l'autre extrémité du circuit imprimé, on voit le gros connecteur de branchement des périphériques. Entre les deux, les composants sem- blent un peu noyés sous un réseau de fils. Le constructeur a manifeste- ment faire face à un problème de - densité de pistes sur la plaque. Avec les circuits à haute intégration et la miniaturisation, ce problème devient de plus en plus épineux. Et l’on ren- contre dans les ordinateurs moder- nes des solutions plus ou moins élé- gantes. Nous avions vu, en démon- tant la HP-41, du circuit imprimé tri- ple face, avec des pistes noyées dans l'époxy. Ici, nous trouvons des fils volants qui remplissent le même rôle, au détriment de l'esthétique du circuit. Deux composants, diode et résistance, sont même montés «en l'air». Cela ressemble beaucoup à un rattrapage de conception.

———— Pas moins de ——— 76 pattes pour ——le microprocesseur-—

Ces fils sont la seule note un peu rétro du PC-500. Les composants sont du dernier cri, les résistances et condensateurs à peine visibles. Ce sont de minuscules plaquettes rec- tangulaires blanches (résistances) ou brunes ({condensateurs). Sur les deux quartz qui équipent l'ordina- teur, un seul est visible sur les pho- tos. Il a la forme d'un petit conden- sateur chimique blanc, à l'opposé du connecteur d'extension. L'autre quartz à été supprimé du PC-1500 que je démonte (et qui est heureuse- ment hors d'usage). Je n'ai retrouvé que les soudures entre le plus gros des circuits intégrés et les contacts de nappes.

Le circuit dont je viens de parler, noté LH 5801, est le microproces- seur du PC-1500. Il comporte, sur ses quatre côtés, 76 pattes. C’est un circuit intégré de type CMOS, il

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 39 “ag

" LH 5801 : le microprocesseur

ZA il

)

qui pilote le PC-1500.

hs \ : * une paire de ports de sortie 8 bits, A es D. Ce nd . deux lignes d'entrée d'interrup-

Ge ME: tions, L e une ligne de sortie d'interruptions, ° un contrôle d'attente du micropro- cesseur,

e un contrôle de transmission-série.

Sur la même face de la plaque, on trouve aussi quatre circuits intégrés, plus petits, dont deux contiennent des portes logiques, les deux autres (TC 40H139 et TC 40H138) opérant a sélection mémoire. La carte de

consomme donc très peu d'électri- Diet cité. Les données sont traitées sur 8 | ; bits, mais la plupart des 14 registres PE DL he et internes du microprocesseur peu- vent être groupés deux à deux, ce qui permet de traiter des mots de 16

Compteur de programme

bits. Son cycle d'horloge est cette SH SL Pointeur de pile isé à exclusifs

synchronisé à 1,3 MHz. WH We Registre W

Cette batterie de registres expli- : E + .

Sade A

que les possibilités du PC-1500. jee os Registres À et E Mais les autres caractéristiques ne A UH Ut Registre U sont pas négligeables. Le jeu d’ins- énéral ÿ Fe | . trüuctions est très complet : 80 ins- dit Pre _{ Registre Y

tructions. Le microprocesseur peut adresser 128 Koctets de mémoire et dispose pour cela de 16 lignes

Registre X

cette mémoire est représentée dans l'encadré ci-contre.

O0 - 16 383 16 384 - 18 431 Mémoire vive utilisateur du PC-1500 en version de En examinant ces adresses, on base {stockage des programmes et données) remarque que la MEV utilisateur 18 432 - 28 671 Extensions de mémoire vive enfichables interne (c'est-à-dire en version de 30 208 - 30 453 Mémoire d'afficheur, circuits 1 et 3 30 464 - 30 719 Mémoire d’afficheur, circuîts 2 et 4 30 720 - 31 743 Mémoire système : pile d'adresses de retour des sous-programmes et des boucles L'envers du circuit imprimé 32 768 - 49 151 Extensions de mémoiré morte (corps arrière) : on remarque

à k : le haut parleur et le 49 152 - 65 535 interpréteur Basic en mémoire marte connecteur d'extension:

d'ädresses et d'une sortie de sélec- dre ü ; SERRE RCA tion de zone mémoire. Cette possi- - : met + : 3 mu, je vtt à bilité ne semble pas utilisée sur le ee vi PC-1500 en l'état actuel, car la carte mémoire ne réserve que 65536 adresses.

. ©

A côté du microprocesseur, on remarque un circuit plus petit, de forme carrée iui aussi, noté LH 5810. C'est un contrôleur d'en- trées-sorties. |! regroupe :

e deux paires de ports bidirection- nels 8 bits,

PAGE 40 - L'ORDINATEUR DE POCHE 18 - NOVEMBRE 83

base) est de 2 Ko, la mémoire d'affi-

chage de 0,5 Ko, la mémoire système d'1 Ko. Les extensions de MEM enfichables peuvent aller jusqu’à 32 Ko. L'interpréteur Basic enfin occupe 16 Ko.

Tous les circuits de mémoire interne dont nous venons de parler sont regroupés sur l’autre plaque de circuit imprimé. Avant d'aller l'exa- miner, nous pouvons regarder l’autre face du circuit arrière. Nous y

Circuit imprimé du corps avant : toutes les puces sont des circuits intégrés de mémoire.

contenant l'interpréteur Basic (SC 613128) à l'extrémité de la nappe à 6 conducteurs. Le petit cir- cuit voisin est une version miniature du 6116 : il renferme les 2 Ko de mémoire vive utilisateur. Les deux TC 5514, de forme plus archaïque, contiennent quant à eux, la mémoire vive du système. Reste quatre circuits à haute intégration SC 882 qui contiennent la MEV et le système de gestion de l'afficheur.

En retournant la plaque, on trouve le réseau de contacts du clavier et l'afficheur. Nous sommes mainte- nant familiers avec ces éléments que nous avons déjà vus sur le PC-1212 (voir /'Op. 15, pages 27 et 28). Les pistes dorées enchevêtrées font

remarquons immédiatement le petit haut-parleur piézo-électrique qui sonorise le PC-1500. Juste en des- sous de lui, on distingue l'emplace- ment d'un circuit à 14 broches qui a été enlevé de la machine fhors d'usage) que nous démontons. On devrait voir à cet endroit un pPD 1990, circuit de gestion de l'horloge/chronomètre du PC-1500. Il opère sur 40 bits pour exprimer la date : mois {4 bits), semaine (4 bits}, jour (2 fois 4 bits), heure, minute et seconde {2 fois 4 bits pour chaque). Un quartz à 32,768 KH, que nous avons vu précédemment, contrôle ce circuit À côté de l'emplacement du yPD 1990, une * lamelle métallique forme le contact «all reset» de réinitialisation du système. Enfin, on remarque sur cette face le connecteur d'’exten- sions de mémoires.

L'autre plaque de circuit imprimé est moins encombrée que la pre- mière de liaisons volantes. On y voit tout de même une nappe à six con- ducteurs qui complète la densité des pistes dorées, Les circuits intégrés qui y sont disposés sont tous des circuits de mémoire. Mémoire morte

18 - NOVEMBRE 83

même principe que celui du PC- 1212, la principale différence rési- dant dans le nombre élevé d'électro- des de la plaque supérieure. Sur le PC-12172, ces électrodes étaient dis- posées par groupes de 5 pour for- mer une matrice d'écriture de 5x7 {7 électrodes horizontales sur la pla- que inférieure). ici, les électrodes verticales couvrent en continu toute la largeur de la zone d'affichage : il y en a 156! Le PC-1500 peut ainsi présenter 26 caractères alphanumé- riques. Mais il peut également être utilisé pour des affichages graphi- ques, point par point.

Dans ce dernier cas, la matrice d'affichage est d’un seul tenant et mesure 156*x7 points. Les indica- teurs d'affichage sont plus nom- breux que ceux du PC-1212. On remarque en supplément BUSY, SMALL, 1, I, Hi ainsi que deux petits caractères japonais.

Mieux vaut ———ne pas bricoler l'intérieur

Dans le domaine des bricolages possibles, le PC-1500 semble réser-

ver des ouvertures très intéressan- tes. Certes, c'est un système com-

L'afficheur du PC-1500 et ce qui se cache sous le clavier.

face à un tapis de caoutchouc sont disposés des plots chargés de carbone. L'appui d’une touche enfonce le plot de caoutchouc con- ducteur qui établit un contact entre les pistes dorées. Le rappel de la touche est assuré par l'embonage en forme de cloche dans lequel se trouve le plot.

L'afficheur fonctionne selon le

plexe. Mais sa structure est plus classique que celle des ordinateurs de poche que j'ai démontés jusqu'ici. En raison de ja haute den- sité des circuits imprimés, il est périlleux d'intervenir à l'intérieur de la machine, mais on dispose de deux connecteurs de 60 et 40 bro- ches sur lesquels se trouvent tous les signaux intéressants : bus d'adresses et de données, signaux série cassette, contrôle d’interrup- tion et de mémoire... Ces possibili- tés, ajoutées à celles qu'offre le langage-machine, ouvrent un champ d'application extrêmement vaste.

L! Xavier de La Tullaye L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 41

Si jongler

avec la pile opérationnelle

de votre HP-41C, traquer la milliseconde perdue et rogner

le moindre octet

est votre pain quotidien.

Misez p'tit: :: D

Op'timisez

| LUE

Ou si, à l'inverse, vous échappe parfois un peu de la subtile

quintessence des programmes en Notation Polonaise Inverse…

Alors, voici qui doit vous intéresser !

M Le dernier défi (/Op 16 page 28) lancé par Gilles Bransbourg : optimiser un programme de calcul de factorielles supérieures à 69 (limite de la HP-41C) dont une version est parue dans /’Op 12, a lui aussi été largement relevé. En nombre de iet- tres reçues, bien sûr, mais en qualité aussi puisque sa première version optimisée a été battue, de peu, par celle d'Yves Bertrand. En revanche, sa seconde version qui incorpore une instruction synthétique demeure fiè- rement invaincue {gain en précision, si perte en octets).

Le programme FA d'Yves Bertrand occupe 19 pas et 26 octets - sans Label ni End. Le nombre 100 ! soit 9.332622518 E 157 est calculé en 13 secondes 74/100èmes avec une erreur identique à celle de la première version du défi de Gilles Brans- bourg {1}, mais un gain de 3 pas et, surtout, de 66 centièmes de seconde. La mantisse est en X, l'exposant en YŸ. Faire n XEOQT FA pour calculer n !

La seconde version de Gilles Bransbourg incorpore, donc, une instruction synthétique FIX 10 (visua- lisée FIX 0} au pas 21 du programme F69. Cette version, tout en utilisant le moins d’octets possible (34) offre, avec (presque) la même rapidité (14 secondes 14/100èmes), une bien meilleure précision : 100! © 9.332621563 E 157.

La clé de cette précision supérieure est ce FIX 10 du pas 21. En effet, jusqu'alors, les erreurs s’accumur- laient à chaque LOG calculé ; main- tenant, subsistent seules les erreurs commises jusqu'au calcul de LOG 70. Ce FIX 10 extrait la mantisse de 69 |

{1} 100 ! vaut en fait 9,332621544... E 157. {2} Voir l'Op 10 page 68 pour la manœuvre.

PAGE 42 - L'ORDINATEUR DE POCHE

(soit 1,711224524) avec tous ses chif- fres significatifs.

Pour programmer le FIX 10, assi- gner le CRIC à Z +,(2) puis program- mer 1 RCL IND 16 RCL IND 28 LBL 09 et procéder comme d'habitude pour créer une fonction synthétique. Enfin, les allergiques au synthétisme remplaceront ce FIX 10 par 1 E98 / mais ils perdront trois octets |

Op

Programme factorielles Auteur Gilles Bransbourg Copyright l'Ordinateur

de poche et l'auteur

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factorielles

Auteur Yves Bertrand

Copyright l’Ordinateur de poche et l'auteur

Pas Pa) pur mu her mt + me LE LE) D

Ferez-vous mieux ?

Le défi proposé ce mois-ci par Jean-Claude Guérout n'aborde pas les mathématiques.

Il s’agit d’un programme utilitaire : chaque possesseur d’une HP-41 C peut donc s’atteler

à la tâche.

M Voici le fruit de mes cogitations personnelles : trouver le « SIZE », autrement dit la « taille » nnn de la mémoire réservée aux registres de données (instruction SIZE nnn}, à l'aide d'un petit programme. N'utili- ser que des fonctions classiques de la HP-41 (en opposition aux « synthétiques »} et trouver le résul- tat en moins de 4 secondes, quelle que soit Ja configuration. Bien entendu, ici encore, il faut utiliser le moins de pas, d'octets, de registres et de temps possible.

Ma version occupe 27 octets {sans labels ni END} et trouve un SIZE 023 en 3 secondes 23/100èmes. Elle n'use, bien sûr, que de la pile opérationnelle et, de plus, l’ancien X est conservé en Y.

[1 Jean-Claude Guérout

18 - NOVEMBRE 83

coup d'œil sur... fn —|

La PC-200

l'imprimante de la TI-66

Comme la TI-66, l'imprimante PC-200 est à la fois petite, bien dessinée et entièrement autonome. Principales caractéristiques : 16 caractères par ligne et papier thermique. Elle sera vendue avant la fin de l’année à un prix

voisin de 700 FF ttc.

B L'heure est aux réductions de taille pour les matériels informati- ques. Ainsi l'imprimante PC-200 est bien plus petite que son aînée PC- 100 qui se branchait sur les TI-58/59. Dimensions : 15 x 16 x 3,5 cm. Et c'est une machine autonome. Elle est alimentée par 4 piles de 1,5 volt. Leur durée de vie annoncée est d’un an « pour une utilisation moyenne ». Avec une telle autonomie, il n'y

18 - NOVEMBRE 83

avait pas besoin de cordon secteur complémentaire. Il n'y en a pas.

Le boîtier est en plastique gris antichoc. Une platine en aluminium, sur l'avant, donne un air d'élégance discrète. Aucun bouton, pas de tou- che de commande. La machine s'éteint certainement toute seule quand elle n’est pas utilisée, car il n'y a pas d'interrupteur de marche/arrêt, Les commandes Print, Trace et Advance qui ornaient l'avant de la PC-100 ont disparu. Elles étaient pourtant commodes, mais sur la PC-200, c'est la calcula- trice qui commande tout.

Les signaux sont transmis par un cordon à 2 conducteurs, solidaire de

l'imprimante, trouve une petite prise qui se bran- che sur le côté droit de la TI-66. Dans le compartiment des piles, un petit logement a été prévu pour ran- ger le cordon.

au bout duquel se

Comme sa devancière PC-100, l'imprimante PC-200 utilise du papier thermique. Mais ce ne sont pas les mêmes rouleaux qui sont employés. Ici, la largeur du ruban de papier est de 3,6 cm, contre 6,3 sur limpri- mante des TI-58/59. Le nombre de caractères par ligne diminue lui aussi : 16, contre 20 autrefois.

L'impression est réalisée par une

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 43

L'imprimante une fois ouverte. En haut, le logement des piles et la partie mécanique. En bas, l'électronique.

tête à déplacement latéral qui com- porte 7 points de chauffe disposés verticalement (dans le sens de défi- lement du papier). L'avance horizon- tale de la tête sur 5 pas exécute le matricage d'écriture d’un caractère (2mm de haut}. Au repos, cette tête est située vers la droite de la ligne, au niveau du onzième carac- tère. Lorsque l'on commande une impression, les quatre derniers caractères de la ligne sont écrits. Puis la tête part à l'extrême gauche pour imprimer les douze premiers caractères. Pendant son retour vers la position d'origine, le saut de ligne est exécuté. La vitesse d'écriture oscille entre 1,4 et 2,2 lignes par seconde, suivant l’état des piles.

À cause de la petite taille du système d'entraînement du papier, le chargement n'est pas très aisé. || faut commencer par dégager le capot de plastique transparent (la première fois, cette opération n'est pas du tout évidente : on a peur de casser l'imprimante. ..). Le papier est ensuite replié à 45 degrés, pour le rendre plus rigide. Puis on l’engage et l'on commande 2nd Adv sur la calculatrice. Si tout va bien, le papier passe sous la tête d'impres- sion. Mais il arrive aussi qu'il coince la tête. Un peu d'entraînement est

PAGE 44 - L'ORDINATEUR DE POCHE

La PC-200 l'imprimante de la TI-66

nécessaire pour réussir un charge- ment du premier coup.

—Le codage des textes : - ————— du travail ——— d'agent secret ——-

L'impression du contenu du regis- tre d'affichage s'obtient manuelle- ment ou dans un programme au moyen de la commande 2nd Prt Chose étrange, le contenu du regis- tre d'affichage n'est pas écrit en entier, mais seulement ses huit pre- miers chiffres ; d'autre part dès que la valeur dépasse 99 999 999, elie est automatiquement exprimée en notation scientifique. Et il ne reste plus alors que 5 chiffres significatifs. Voici quelques exemples permettant de comparer f'affichage et l'impres- sion :

Affichage

je._| Impression | 122.456789 123.45679 12345678 12345678. 123456789 1.2346 08

_ ASSET" +. 17460. |

Cette limitation, qui sera très

gênante dans certains cas, s'expli- que mal puisque la ligne d'impres- sion peut comporter 16 caractères. L'imprimante ne pourra pas retrans- crire fidèlement tous les résultats de calcuis affichés.

La liste des programmes résidents en mémoire est obtenue par la com- mande 2nd List. Elle est exécutée à partir de la position du pointeur de programme. Pour lister à partir du

P.

3 £ 4 a É.

CL M Ba

Gros plan sur le mécanisme de l'imprimante

pas 50 par exemple, on exécute GTO 50 puis 2nd List, INV 2nd List produit le listage des contenus de registres de données, à partir du numéro présent à l'affichage. Parmi les commandes que nous avons déjà vues, seules 2nd Adv et 2nd Prt sont programmables. 2nd List et iNV 2nd List ne le sont pas. Cela n’a guère d'importance pour la pre- mière, mais c'est plus dommage pour la seconde car on l'aurait sou- vent utilisée dans des programmes pour lister des séries de résultats.

Une autre forme de liste peut être obtenue sur le PC-200 : celle des éti- quettes présentes dans le pro- gramme en mémoire, C'est OP 08 (opération spéciale n°8) qui se charge de cette tâche. Curieuse- ment, cette commande est program- mable, mais elle agit alors comme 2nd Prt. Une autre commande agit comme 2nd Pn, c'est OP 06 qui imprime à la fois le contenu du registre d'affichage, et à l'extrême droite, le contenu d'OP 04 (dernier quart du registre d'impression). Le tracé de courbes rudimentaire est obtenu grâce à OP 07 : impression d'un astérisque (*) dans la colonne (de O à 15) correspondant au nom- bre présent à l'affichage. Ce n'est évidemment pas de la haute résolu- tion, mais c'est mieux que rien,

18 - NOVEMBRE 83

L'écriture des textes est, elle aussi, possible mais comme il n'existe pas de touches alphabétiques sur la TI- 66, l'opération ressemble un peu à un exercice de cryptographie. Le principe reste d'ailleurs parfaitement similaire à ce qu'il était sur TI-58/59. Il faut coder chaque caractère sur deux chiffres. Lorsque huit chiffres ont été introduits à l’affichage (en mode commande ou programme), ils sont placés dans un quart du registre d'impression. C’est ainsi que OP 01 remplira le quart d’extrême- gauche, OP 02 le centre-gauche, OP 03 le centre-droit et OP O4

l'extrême-droite. Après introduction des quatre parties ou de certaines d'entre elles seulement, l'impression est déclenchée par OP 05 ; OP 00

Liste d’un programme : tracé d’une sinusoïde

Ca Cris

L DCE

eee Eee Len Le) D Ou JUNE di pars CD 0 JON UN 4e 9 Ne

=

Do CA D pa Ca ET HO UMe JAH MIE var NE:

C1 T

pa pahehéhé ha pa pat ts © CT

© GO QE CS US ©

Exécution du programme en mode Trace

0539,

18- NOVEMBRE 83

enfin vide le contenu du registre d'impression.

Le jeu de caractères est un peu plus complet que celui de la PC-100. Il comporte 71 signes, dont l'espace, qui dispose de deux codes : 00 et 57. Les codes com- mencent par les lettres : 01=A, 02=B (...) 40=0, 41=1..

A l'époque sont apparues les TI-58 et 59, leur possibilité d'écriture alphanumérique était un progrès. On prenait le temps, alors, de coder des textes. Aujourd'hui, une quantité d'ordinateurs de poche impriment des textes aussi facilement qu'ils tes affichent. De ce point de vue-là, la TI-66 et son imprimante risquent de paraître un peu désuètes. Pour pro- grammer une ligne d'écriture sur un Basic de poche, il suffit de quelques secondes. Sur une TI-66, avec de l'entraînement, il faut au moins 3 minutes. L'écart est assez dispropor- tionné.

Un petit tour à l'intérieur de l'imprimante. On y découvre un cir- cuit imprimé situé sous la platine d'aluminium. Quatre circuits inté- grés, dont un gros (40 pattes) voisi- nent avec un nombre important de composants discrets : 22 transistors, des résistances et condensateurs.

Le système d'entraînement du

Le tracé de la sinusoïde proprement dit

Ci-dessus, le jeu de caractères de la PC-100 ; ci- dessous, celui de la PC-200 (grandeur nature).

Lrn NN NEDLE

UD +

HV DINIL EL

AH + ts GC

+ XMGITIC TT KE on NT ee AT ET be Ti

tie 2

papier et de la tête d'impression est bien visible. Un petit moteur com- mande une série d'engrenages qui font tourner l’axe d'entraînement de la tête. L'avance du papier est réali- sée par le même moteur, pendant le retour de la tête de l'extrême- gauche de la ligne vers sa position d'origine.

———— TI prépare-t-il d’autres —— calculatrices ? =

L'imprimante que j'ai testée était accompagnée d'une notice rédigée en anglais, la version française étant en cours de traduction. Ce docu- ment décrit seulement la mise en place des piles et le chargement du papier. L'utilisation proprement dite est en fait expliquée dans la notice de la calculatrice.

Il semblerait, d’après la notice de l'imprimante, que celle-ci ne soit pas destinée à la seule TI-66. On y fit en effet : « L'imprimante PC-200 {...) est conçue pour être utilisée avec la BA:-55 et d'autres calculatrices TI ». Je n'ai pas encore entendu parler de cette BA-55. Une nouvelle calcula- trice à venir ?

Quoi qu'il en soit, la PC-200 devrait être commercialisée en France avant la fin de l'année à un prix voisin de 700 FF ttc.

[] Xavier de La Tullaye

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 45 um

A

Résolution graphique d'équations différentielles

Programme pour PC-1500 Auteur Jean Cuenat

Copyright L'Ordinateur de Poche et l'auteur

ID: TEXT :CSIZE 1:

LPRINT "X RESO LUTION GRAPHIG UE DE L/EQUATI ON DIFFERENTIE LLE :":LPRINT :LPRINT "Cxy-28 BCx+y))(y+409) dx-xy(x-288)du A"; LPRINT LPRINT TAB 27; B<=XC-200, -48 A<=Y<=g'"':LF 4 : GRAPH GLCURSOR (294, -158):ROTATE 1! :CSIZE 1: LPRINT "DROITE K=200": GLCURSOR (56, - 498):ROTATE 8: LPRINT "DROITE ÿY=-490"

: GLCURSOR (A, 4) :LPRINT "g'": GLCURSOR €(.:.) : LINE -<215, 8) (208, Bj-(288, -448)-(0, -488) (8, -415)-€Q,,. )

58:D=I

Programme appliqué à l'équation : {xy 200 (x + y}} {y + 400) dx xy (x 200) dy = 0

PAGE 46 - L'ORDINATEUR DE POCHE

64 78

89

38

180

119

129: 138: 149:

150:

162:

178:

188

: FOR A=-3607T0 - ABSTEP 49 :B=209%xA0/(A-280 ): GLCURSOR (CB, A): Y=A: X=-B : 2=CY+40B)XCXKY —2DAXCX+Y227 (€ X—20BD)KXXKYD: Y= Y+DX2: X=X+D : IF X>=2B90R X< =BGOTO 112 :LINE -CX; Y): GOTC 88 : [F A<=-80NEXT a D=D-2:1F D=-1] GOTO 68 FOR A=49T0 164 STEP 48 GLCURSOR (A, 8) : X=A: Y=0 Z=CX-2BDBDKXXY/ CCY+40B)XCXKY- 2BPXCK+Y)DD:IX= K—2Zi:Y=Y-IL:IF Y <=-4PBGO0T0 178 LINE —-<Xx: Y): COTO 158 IF A<=I28NEXT A : GLCURSOR (9, -4 2@8):TEXT : END

ERA é

Le PC-1500 aidé

de son imprimante permet de résoudre graphiquement

des équations différentielles.

Le tracé systématique d’une famille de courbes conduit à de spectaculaires résultats.

MB Résoudre, ou mieux, intégrer une équation différentielle f (x, y) dx + g{x, y} dy = 0, c'est déterminer toutes les courbes d’un plan Ox, Oy dont les points (x, y} vérifient la rela- tion : f (x, y} p + g {x, y) q = 0, avec leurs tangentes de paramètres directeurs (p, q).

mène la tangente 7?

Ces deux nombres p et q ne peu- vent être simultanément nuls. lis sont définis à un facteur multiplicatif près non nul. On dit que ces cour- bes qui sont solutions de l'équation différentielle sont des « courbes intégrales ».

En tout point du plan f (x, y} et g (x, y} ne sont pas tous les deux nuls, on peut trouver la direction de la tangente en prenant par exemple p = gx, ylet q = f{x, y).

18 - NOVEMBRE 83

\

Ée

+

On adopte cependant plus volon- tiers l'expression suivante : p=1etq = f{x, y}/g {x, y}, ou p = g{x, v}/f (x, y) et q = 1 sous réserve, bien entendu, que g (x, y) dans un cas, et f (x, y} dans l'autre ne soient pas nuls !

La méthode graphique que l'on va utiliser est attribuée au mathémati- cien Cauchy. Elle consiste à rempla- cer une courbe intégrale par une ligne brisée de points rapprochés tels que pour tout point M, la droite M, M; ; sait pour paramètres direc- teurs ceux de la tangente au point M.

Voyons ——— sur le papier

Concrètement, sur le PC-1500, on s'arrange pour que la longueur du segment M, M; ,; ; ne soit jamais inférieure à 0,2 mm qui est l'unité de déplacement des stylos d'impres- sion. Plus précisément, la projection du segment M, M; , ; sur l'axe Ox, ou sur Oy, doit être longue de 0,2 mm. Cette donnée est la « clef » du programme.

Figure 1

18 - NOVEMBRE 83

Voici un exemple de résolution graphique destiné à éclairer ce qui précède et illustrer la suite. Soit l'équation différentielle : (xy 100 {x + y}} (y + 2) dx xy {x 1) dy = 0 dont on veut tracer les courbes intégrales dans le plan limité par 0 < x < 1, 2 < y < 0.

En guise de préliminaire, décidons que le graphe aura une longueur de 8cm sur une largeur de 4 cm. L'unité de déplacement du stylo étant de 0,2 mm on doit remplacer x et y par des coordonnées propor- tionnelles : on change donc x pour x/200 et y pour y/200.

D'où l'équation pratique : (xy 200 (x + y)} (y + 400) dx xy {x 200} dy = 0 avec les conditions O0 < x < 200 et 400 < y < 0.

loi, f(x, y) = (xy 200 (x + y)) (y + 400) et g (x, y} = xy (x 200). On voit simplement que f (x, y) s'annule pour la droite {y + 400) = O, c'est-à-dire y = 400. g {x, y} s'annule sur les droites x = 0, x = 200 et y = 0. Les deux pre- mières sont des courbes intégrales et la troisième donne des points la tangente est parallèle à Oy.

Une frontière = se dessine

Ces remarques permettent de pla- cer la méthode de construction adoptée. On distingue trois sous- familles (voir figure 1).

1 - On part d'un point M à tan- gente parallèle à Ox et l'on se déplace dans le sens des x crois- sants (—). Ainsi x devient x + 1 et, y devient y {f (x, y)/g {x, y}.

2 - On part encore de M mais on se déplace dans le sens des x décroissants (+) : x devient x 1 et, y devient y + {f (x, y}/g {x, y).

3 - On part d'un point N à tan- gente parallèle à Oy {N se trouve sur 0x) et l'on se déplace dans le sens des y décroissants (+), alors: y devient y 1 et, x devient x + (g x, y}/f (x, y}).

Sur le graphique de la figure 2, 40 unités {ici 8 mm) séparent les ordon- nées de deux points M consécutifs et il en est de même pour les abscis- ses de deux points N consécutifs {lignes 60 et 130).

L'organigramme du programme et le résultat obtenu valent mieux qu'un long discours. Vous remar- querez sur le dessin final (figure 3)

Figure 2 La résolution.

QCT=X 31(080

DROJTE Y+-489

[1 7% o = rm x Q N e &

DROITE Y+-488

Figure 3

avec une incrémentation plus faible

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 47 voie

Sur PC-1500 dessinez

la différence

Impression lég ende sujet traste {lignes 40et20)

Miseen place oxeset frontières (lignes 30 et 40]

D : 4 f“'qne so)

Q G

Point initial (lignes 60et7o)

Caleul pount casran) [lions 80]

Bonne Position par rapport aux

Frontières e ligne 30)

: Bonne Position par

Tracé

(ligne 100) Non

*EMIÈTÉ

Ov deuxième sous Famille Lerminée ?

{ ligne 140)

Seus-fomille te

Passage Sous - famille Suivente? [ligne 4120}

: -3

PAGE 48 - L'ORDINATEUR DE POCHE sai

Point initial (lignes 430 et 140)

Celcul pont courent [ligne 450)

aux fronti {ligne 4$0)

roisième

{ ligne 410)

fise machine au re pes

{ligne 480)

réalisé par le PC-1500 qu'une courbe intégrale singulière fait frontière entre les deux types de solutions. Cette frontière part de (0, 0) vers (200, 400).

Le refaire à la main ? merci !

Enfin, pour la petite histoire, l'exemple ici résolu n'est pas imagji- naire : il me fut proposé il y a une douzaine d'années par un chercheur physicien. J'avais à l'époque le résoudre manuellement, avec une « moulinette » à calcul... et du papier millimétré. Vive le progrès !

Û

Jean Cuenat

re pres

êre

Tracé { lg ne 460)

rminée

18 - NOVEMBRE 83

Un petit hippodrome pour le (/ ZX 81 (1ko)

L'ENFANCE Co ro:

}

Vous pouvez organiser, tranquillement, dans votre salon, des courses dont l'issue est incertaine. Votre favori sera-t-il à l’arrivée ?

Prêts ?.. partez ! Programme pour ZX 81 (1 Ko)

Auteur Yvon Pérès Copyright l’'Ordinateur de Poche et l'auteur.

S PRINT AT 8,4: : unes Les paris sont ouverts. 4 LET P=-16500 5 LET F-0 È ÉORr Pik 9 = M Le court programme qui vous est proposé trans- 5 CARE 17 ns & forme l'écran de votre téléviseur en champ de courses GS F {=1 : ee 15 LET W=PEEK {P4+4K) ou, si vous préférez cela, en stade. La façon dont les 14 IF U=27 THEN GOTS . concurrents s'affrontent est en effet laissée à votre 12 LET U=U+INT (RNDESI + RES é : 13 IF U)27 THEN LET U=27 choix : à pied, à cheval, en voiture, etc. Chacun est L4 IF U=27 THEN LET F=F+1 représenté sur l'écran par un dossard portant son 4S IF U=0% THEN PRINT AT KeS.® numéro, 1e POKE P4#K.U ; : 15 PRINT AT RiO.PEEK (P#K);° Au début de chaque course (RUN puis NEWLINE),

: CHRE 11S6+K)

19 LET Z?a<F+t an IF F2C THEN STOP 21 GOTO 9

l'ordinateur demande combien d'adversaires se sont inscrits au départ. Ils peuvent être 2, 3, 4, .. jusqu'à 10. Une pression sur NEWLINE, et les voilà partis : ils

Exemple d'exécution : milieu de course... .…. arrivée : affichage des résultats !

E & E 18 Es £

5 F

TAN ANnAuvE

18 - NOVEMBRE 83

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 49 #88

vont traverser l'écran de gauche à droite jusqu'à la ligne d'arrivée. Le classement s'affiche alors à gauche {il est tenu compte, éventuellement, des ex æquo).

Chaque spectateur peut évidem- ment choisir son poulain et engager des paris. Enfin, vous disposez de tout ce qu'il faut pour simuler toute sorte de compétitions.

Variables utilisées

: nombre concurrents

: nombre de concurrents à l'arrivée

: 18500, utilisé pour l'adresse

des différents POKEs

: numéro du concurrent

: avance cumulée de chaque concurrent

: ordre d'arrivée

Le programme dans ses grandes lignes

introduction du nombre de joueurs initialisation de P pour les ‘’mémoires-POKE"' remise à zéro des ‘’mémoires-POKE"’

boucle K pour l'avance de chaque coureur transfert en W de la ‘’mémoire-POKE"

si un concurrent a atteint l'arrivée, GOTO 18 avance de chaque concurrent

si le concurrent a dépassé la ligne d'arrivée, on l'y replace totalisation du nombre de concurrents à l’arrivée affichage du classement de l'arrivée

chargement des ‘’mémoires-POKE”’

affichage de la position des concurrents

fin de la boucle K

préparation pour l'affichage du classement suivant retour à la ligne 9 pour une nouvelle boucle

En ce qui concerne le programme, on remarquera que l’on n'a pas uti- lisé un tabieau de variables A(C) pour noter les emplacements des C concurrents : on a affecté à chacun d'entre eux une case mémoire

l'on écrit et on lit grâce à POKE et PEEK. Cette méthode est non seule- ment économique en octets, mais aussi plus rapide : le ZX ne va pas « chercher » la variable.

[1 Yvon Pérès

Dans les couloirs

du laburinthe

Tout un dédale de couloirs relie entre elles cent salles différentes. Aller de l’une à l'autre serait assez simple si la TI-57

ne venait

pas embrouiller les chemins.

M Imaginez que vous êtes un vaieu- reux chevalier du futur qui doit pas- ser une dernière épreuve, celle du labyrinthe maudit, avant de connaî- tre la gloire.

Pas d'entrée dans ce labyrinthe : vous êtes directement « téléporté » dans une pièce désignée par la machine. Votre but est de vous ren- dre dans une autre pièce qui vous

PAGE 50 - L'ORDINATEUR DE POCHE

est aussi imposée. Tout au long de votre parcours, vous utiliserez (mais Vous pourrez aussi en gagner) de la nourriture que nous appelierons des points de survie. Ce jeu s'apparente par bien des côtés aux jeux d'aven- tures bien que le hasard semble, a priori, y tenir une grande place.

Vous n'êtes ——— pas obligé —— ——— de jouer seul

Les règles du jeu sont assez élé- mentaires et les principes de pro- grammation suffisamment simples pour constituer une bonne initiation aux jeux d'aventures et vous donner envie d'aller un peu plus loin dans ce domaine encore peu exploré par les calculatrices de poche.

On peut jouer seul ou à plusieurs, sans restriction. Le matériel néces- saire se compose de papier, de crayons, d'un plan du labyrinthe et d'une TI-57. On commence par

L'ENFRN CE DE L'ART!

introduire un nombre compris entre 0 et 1 en mémoire 0 (0,37169 STO 0 par exemple), puis la partie débute avec un appui sur RST et sur R/S. Deux nombres sont alors affichés successivement, le deuxième se ter- minant par 00. Le premier nombre représente la pièce d'où le joueur devra partir, et le deuxième, sa pièce d'arrivée.

Si l'on est plusieurs, la séquence RST et R/S doit être répétée autant de fois qu'il y a de joueurs. Il est indispensable de bien noter les numéros des pièces pour suivre la partie (on pourra éventuellement uti- liser des pastilles colorées posées sur les emplacements correspon- dants du labyrinthe).

Tout participant dispose au départ de 20 points de survie. Pour jouer, chacun devra à tour de rôle procé- der de la façon suivante :

+ Première opération, afficher le numéro de la pièce il désire se rendre, puis presser R/S (cette pièce doit être voisine de celle il

18- NOVEMBRE 83

0 lg RG AREA NA De m r O sb dm 0RS mhme

i ñ

OU ET 2 |

error

DRE PERTE

se trouve). Deux résultats sont alors possibles ; soit la machine affiche 0 et le joueur se rend dans la pièce désirée, soit elle affiche un nombre à virgule, suivi de l’exposant 59 ou 60 (sans importance) : il doit aussi- tôt se « téléporter » dans la pièce dont le numéro est représenté par les deux premiers chiffres du nom- bre affiché.

+ Deuxième opération : indiquer à la machine le numéro du couloir à emprunter pour se rendre dans une nouvelle pièce {les numéros sont entourés sur le plan) ; on a de nou- veau deux résultats possibles : un

Le labyrinthe maudit

Programme pour TI-57

Auteur François Fayard

Copvright l'Ordinateur de poche et l'auteur

61 O ?2nd SBRO 01 36 Pause 61 0 SBR 0 42 EE 86 1 Lbl 1 36 Pause 15 CLR 81 R/S 32 STO 7 61 SBR 0 —76 INV x>t 51 GTO 2 15 CLR 86 Lbi 5 81 R/S 32 STO 1 15 CLR 61 SBR 0 76 x>t 51 GTO 3 02 2 39 Prd 1 33 RCL 1 51 GTO 1 86 Lbl 2 66 x=t 51 GTO 4 61 SBR 0 42 EE 05 09 51 86 61 45 01

Int +/- GTO 1 Lbl O RCL 0 INV Log INV Int STO C INV cos Int

INV SBR

18 - NOVEMBRE 83

Mise en route du programme :

1. introduire urie.« semence » x {0<x<1) pour le générateur nom- bres aléatoires:en tapant x STO 0:

2. chaque joueur presse alors sur RST puis sur.R/S et note.les deux nombres qui apparaissent.

nombre positif indique que tout va bien pour le joueur concerné, ses points de survie augmentent du nombre affiché et il se rend dans la pièce ; en revanche, un résultat négatif annonce qu'il doit se départir

d'autant de points de vie. Quand le nombre de ces points devient néga- tif, le joueur a, bien entendu, perdu.

Le vainqueur est le premier à atteindre la pièce fixée au départ ou, si personne n'y parvient, le dernier joueur en lice.

On peut donc perdre soit pour avoir épuisé tous ses points de sur- vie, soit parce que l'on est resté blo- qué dans une pièce, soit à la suite d'un accident imprévu signalé par un affichage clignotant, mais cette dernière éventualité est très rare.

[1 François Fayard

Sur le plan, les 100 pièces sont identifiées par un numéro de 0 à 99. Les couloirs sortant de chaque pièce sont eux aussi désignés par un numéro (1, 2, 3 et 4) mais qui est entouré d’un cercle. Les flèches indiquent les sens uniques.

L'ORDINATEUR DE POCHE - PAGE 51

Ah

Si vous aviez su...

Vous ne connaissez pas votre machine à fond, et moins encore

les autres machines... Ces quelques « ficelles » devraient vous aider.

Une nouvelle pause pour le PB-100

M Le PB-100 étant dépourvu de l'instruction WAIÏIT du FX-702 P ou de l'intruction PAUSE des poquettes Sharp, la visualisation temporaire, et sans intervention extérieure, de messages peut être obtenue grâce à une boucie vide FOR-NEXT, utilisée en sous-programme. Par exemple, le programme suivant permettra d'affi- cher des nombres de 1 à 10 pendant environ une seconde, grâce à la boucle vide de la ligne 30 :

19 FOR I1=1 TO 10

20 PRINT CSRO:1:

30 FOR J=1 TO 142 : NEXT J 40 NEXT I.

Ce procédé présente un inconvé- nient majeur : il diminue, et de manière très sensible, le contraste de l'affichage. Il fallait donc trouver une autre solution pour remplacer la « pause » à l'écran. Elle consiste à afficher au moins treize caractères par ligne puis à programmer un PRINT. Pour les messages courts, il suffit d'afficher un SPC en dou- zième position de l'écran par CSR 14; “bb” (1). Ainsi, pour obtenir l'affichage des nombres de 1 à 10 pendant environ deux secondes, on remplace les lignes précédentes par :

10 FOR 1=1 TO 10

20 PRINT CSR 0; |: CSR 11; “bb”; : PRINT 30 NEXTI

{1} Les deux lettres b placées entre guillemets représentent chacune un espace vide.

PAGE 52 - L'ORDINATEUR DE POCHE

Le principe de cette « pause » est basé sur le fait que lorsque la chaîne de caractères dépasse les douze positions, le poquette exécute un WAIT, hélas non programmable, avant de passer au treizième carac- tère. Le temps d'affichage de ce dernier est négligeable car il n'est suivi d'aucun caractère et que l'ins- truction suivante est PRINT. En gagnant sur le contraste, on perd

sur la programmation du temps d'affichage : entre les deux, il faut choisir.

[1 Sylvain Manceau

Pour écrire facilement PC-1211/1212 et PC-1

M Le PC-1211 n'est pas un spécia- liste du traitement de chaînes de caractères. Le programme suivant peut le confirmer :

10 : INPUT A$

20 : PRINT A$

En réponse à l'instruction INPUT, st l'on introduit par exemple : L ORDINATEUR DE POCHE (ENTER), le PC-1211 n'indique pas d'erreur. Il enregistre et imprime ce qu'il a pris en compte : L ORDIN. Il a retenu les sept premiers caractè- res de la variable A$ sans réagir devant le dépassement.

A chaque fois que l’on introduit une expression, it faut donc compter les caractères pour éviter les mau- vaises surprises. On peut aussi tra- cer un repère sur le bord de l'écran, à la limite des sept caractères. Mais les enfants étourdis auront vite fait d'oublier la marque. Le programme listé ci-dessous propose une solution astucieuse à cette difficulté. L'affi- chage indique, à tout moment, le nombre de caractères qui peuvent encore être introduits. Au huitième, le curseur clignote, cesse de se déplacer, et le mot « STOP » rem-

place le nombre de caractères. La huitième lettre ne sera donc pas prise en compte. || suffira de l'intro-

3i"LIS"ÉEEP 1: CLEANF 2PALSE nJE LIS ... M:PALGE " CE

QUE TU M'EC FIS.":FOP de ET 156

4: INPUT “12345

01724567

ns ES SIIF BF=""THEN SiAECA USER» Etz PISHERT À T'FOR B=ETO À- LSTEF Zi C=k+ L:N=C+it GOT E SPRINT MONT FE AFFICHE ECRIS Gr "MOHTRE"Ez ti tOOTG T DE MAFFICHEUES 1 ZsaGTU T 11: PAUS MAS CES RESTE COS MEXT EF: ED 2IFRIHT 954$ CESSATION AS CDIIHEXT Es END 13: "ECRIENPRINT MAI FOR BrÉTO -IASTEP ZiÛE Ets FRINT " HIARCÉISAELE 11HEËT B

= À Dr. ni Véer.

Degie

18 - NOVEMBRE 83

duire dans le mot suivant c’est-à- dire après avoir appuyé sur ENTER. On peut ainsi remplir jusqu'à 150 variables sans avoir à compter, ce qui donnera, au maximum, 50 lignes à l'écran (3 variables par ligne} ou 75 lignes sur le papier (2 variables par ligne).

Pour s'arrêter, on appuie simple- ment sur ENTER au lieu d'introduire un mot nouveau. Ensuite, on a le choix entre trois options. Frapper RUN'""MONTRE (ENTER) fera défi- ler le texte à l'écran sans que l’on ait à intervenir; RUN ‘AFFICHE (ENTER) le fera défiler, mais il fau- dra appuyer sur ENTER après cha- que ligne; enfin RUN ‘’ECRIS (ENTER) l'imprimera sur papier si le poquette a été branché à l'impri- mante avant l'opération (voir l'exem- ple ci-dessous).

Exemple d'exécütion :

DEMAIN DES L'AUBE À

L'HEURE. BLAHCHIT LA | CAMPAGNE» JE PART IRAI .. .

Pour le PC-1211, c'est une jolie performance d'imprimer un tel texte automatiquement. L'introduction du 150 mot entraîne une erreur 4 (qu'il suffit d'effacer en appuyant sur CL) : la mémoire est pleine.

[7 Elie Ranchoux

Comment programmer LOAD sur le FX-702 P

B D'après la notice du FX-702 P (page 76), si une instruction LOAD est incorporée à un programme, « la bande s'arrête automatiquement lorsque le transfert du programme est terminé ».

Or, il semble bien que, même avec un magnétophone équipé de la borne de télécommande, la bande continue à défiler après ce transfert. Si le programme chargé contient des instructions PUT ou GET, voire même LOAD, elles ne seront donc pas exécutées. Bien sûr, l'utilisateur

18 - NOVEMBRE 83

peut arrêter le magnétophone manuellement, mais dans ce cas, l'instruction LOAD programmée perd pratiquement tout intérêt.

En revanche, si la première ins- truction du programme à charger est INP {et c'est d’ailleurs l'exemple donné dans le manuel}, la bande s'arrête après le chargement. C'est très bien si l'instruction INP est vrai- ment la première désirée. Mais si elle n'est que pour arrêter la bande, on revient à la case de départ puisque l’on doit intervenir manuellement pour relancer l'exécu- tion du programme.

De même, les instructions PRT et STOP obligent à une intervention manuelle (lappui sur la touche CONT). Inutile d'essayer de con- tourner ce problème en paramétrant PRT à l’aide de WAIÏT n : le magné- tophone, dans ce cas, continue à tourner. Alors comment obtenir qu'il s'arrête après l'exécution d'un LOAD et sans intervention de l’utili- sateur ?

Voici l'une des solutions possi- bles : . enregistrer le programme qui devra être appelé par l'instruction LOAD ; puis, grâce à PUT, enregistrer à la suite de ce programme une variable quelconque.

L'astuce consiste à placer, comme première instruction du pro- gramme enregistré, GET variable ($ par exemple). En effet, l'instruction GET, elle, provoque bien l'arrêt du magnétophone mais elle n'inter- rompt pas l'exécution du pro- gramme. Ces PUT/GET sont donc des artifices qui permettent d’attein- dre le but recherché.

L'utilisateur peut maintenant dor- mir sur ses deux oreilles ou vaquer à ses occupations, sans avoir à sur- veiller son poquette.

ClMichel Kelton

PEEK en chaîne

sur PC-1500

M Quand un esprit curieux cherche à connaître le contenu d’un octet de mémoire, il emploie naturellement la fonction PEEK. Et quand cet esprit est pressé, et de plus aidé par f'ordi- nateur lui-même, il développe une sorte de PEEK multipie qui permet de visualiser le contenu d’une zone entière de la mémoire.

Ce truc, car c'en est un, a été découvert par hasard, alors que j'examinais la structure des variables numériques (A, B...).

Droit au fait ! Pour visualiser, par exemple, les 26 octets continus aux adresses &4008 à &4021 il suffit de taper POKE &7904, &FF, &40, &08, 26 puis ENTER et de visualiser le con- tenu de la variable À {A ENTER ou PRINT A). Divine surprise, cette variable numérique affiche bien une chaîne de 26 caractères représentant, en code ASCII, les contenus des adresses précitées.

Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut savoir que les variables numériques sont ainsi codées en mémoire :

EE SS NN NN NN NN NN 00 EE est l’exposant du nombre, SS le signe de la mantisse, NN les codes en DCB des chiffres, 00 toujours zéro.

Ces codes, pour la variable À, sont situés aux adresses &7900 à &7907.

Maintenant, changeons cette organisation en : XX XX XX XX FF MS LS Q. Ici, XX est insignifiant ; FF vaut 255 ou &FF ; MS est la partie haute de l'adresse du premier code à visualiser et LS {a partie basse ; enfin Q est le nombre de caractères à afficher. On obtiendra l'effet escompté par la sim- ple visualisation de la variable À.

Dans l'exemple précédent, l'adresse &4008 est fractionnée en &40 et &08 et on a demandé l’affi- chage de 26 caractères.

Cette découverte vous sera, je l'espère, très utile, car elle est souple d'emploi. On optimisera avec elle nombre de procédures de visualisa- tion de caractères qui nécessitaient auparavant une boucle FOR... NEXT.

[1 Frédéric